Les Dodus Barbus

Photo par Marie Jetset

Photo par Marie Jetset

Lorsque j’ai vu le titre de spectacle Les Dodus Barbus apparaître sur le site de Zoofest, je savais que je me devais d’aller voir ce spectacle. Il faut dire que les dodus barbus sont un peu mon péché mignon dans la vie. Si tu ne jures que par les abdominaux de Channing Tatum dans Magic Mike, moi je bave devant la silhouette enrobée d’Antoine Bertrand dans Frisson des collines. Oui à chacun ses fantasmes!

Bref, c’est avec beaucoup de bonheur et beaucoup d’attentes que je me dirigeai au spectacle des Dodus Barbus. En prime, ce sont des gars que j’aime beaucoup qui font le spectacle: Charles Deschamps, Shawn Langlais, Francis Papineau et Matthieu Pepper.

Avec un numéro d’entrée un peu burlesque et quelque peu cliché, où Charles brise une chaise pliante dû à son poids, je pensais que le ton était donné. Surtout que les gars faisaient quelques blagues de « gros » en se dénigrant un peu au passage, question de faire rire… par pitié.

Le premier à nous offrir son segment en solo fut Francis Papineau. Il nous a offert un numéro ou il nous explique ne pas aimer le camping et à quel point son célibat des dernières années lui pèse de plus en plus. Bien que la partie de son numéro au sujet de son célibat seyait bien avec le ton donné au spectacle, j’ai été quelque peu déçue de retrouver plusieurs blagues qu’on avait pu entendre par le passé, que ce soit à En route ou lors des précédentes éditions de Zoofest.

Après Francis, ce fut au tour de Charles à monter sur scène. Encore là, si vous avez eu la chance de voir Charles présenter son 2 fois 30 minutes en compagnie de Charles Beauchesne, vous connaissiez déjà les blagues. Si ces blagues ont été un franc succès lors de ses spectacles de 30 minutes, cette fois-ci, dans le contexte des Dodus Barbus, elles passent visiblement moins bien. On sentait clairement le malaise dans la salle lorsqu’il nous raconta la fois où il dut faire un spectacle d’humour lors d’une conférence pour la prévention du suicide à son école secondaire. La finale sur son ami sidatique n’a aidé en rien pour dérider la foule et atténuer ce malaise. Comme quoi certaines blagues ne sont pas universelles et qu’elles méritent un contexte particulier pour s’assurer de leur efficacité.

Après ces quelques minutes malaisantes, ce fut au tour de Matthieu Pepper. J’ai eu un peu peur qu’il continue dans le malaise en nous racontant de prime abord une histoire de meurtre dans son voisinage, mais il s’est vite rattrapé en nous racontant des histoires de piscines. En fait, il nous plonge dans la nostalgie en nous rappelant les plaisirs que nous avions, enfant, à jouer dans l’eau et nous rappelle qu’en vieillissant, on oublie les plaisirs simples, tels que jouer à « Marco Polo ». D’ailleurs à ce sujet, il nous fait un bel aparté sur comment il pourrait expliquer ce jeu à Marco Polo s’il était encore vivant. Sympathique quoi que l’on cherche le lien avec le ton donné au départ.

Enfin, c’est avec Shawn Langlais que l’on a clos le spectacle. Au début de son numéro, il nous explique un peu qui il est, de façon amusante et ludique. Il dégageait alors quelque chose de très rafraichissant sur scène et son sens de l’autodérision le rendait attachant, car il ne passait pas par la pitié pour venir nous toucher. Par contre, j’ai totalement décroché lorsqu’il a décidé de faire du théâtre moderne avec des membres de l’assistance.

Somme toute, l’idée de faire un spectacle avec des Dodus Barbus était super. En plus, l’affiche en hommage à American Beauty ne laissait présager que le meilleur. Par contre, les protagonistes du spectacle ont vite décroché du thème. Ainsi, de voir certains s’apitoyer sur leur sort de dodu me laissait quelque peu perplexe : j’aurais voulu les voir et les sentir plus épanouis. De plus, de nous servir du réchauffer (des blagues entendues ailleurs), n’est pas la meilleure carte de visite, surtout pas dans un festival aussi diversifié que Zoofest. Ils ont clairement manqué une belle occasion de nous surprendre, mais aussi de se surprendre eux-mêmes en sortant de leur zone de confort.

Bref, si tu aimes ces humoristes, je t’encourage à les découvrir dans leurs autres tribunes à Zoofest. Sinon, tu risques d’en sortir tout comme moi très déçue.

PS : Au début du spectacle, les garçons disent qu’il n’existe pas de beaux dodus dans le showbizz. Pour leur prouver leur contraire, voici mon top 5 :

  • Antoine Bertrand
  • Zach Galifinakis
  • Jack Black (surtout dans le film The Holidays)
  • Guillaume Cyr (vedette de la pièce Les Trois Mousquetaires)
  • Phil Roy (même s’il tend à ne plus être dodu !)

 

Antoine Bertrand, mon dodo barbu Gerry et moi. Photo par Dominique Bernier

Antoine Bertrand, Gerry (mon dodu barbu) et moi. Photo par Dominique Bernier

 

Une photo souvenir de Zach Galifianakis et moi, qui date de 2007.

Une photo souvenir de Zach Galifianakis et moi, qui date de 2007.

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