Carte postale de Val-d’Or, édition 2015

J’arrive de Val-d’Or, où j’y ai encore laissé une partie de mon cœur. Il se passe toujours cette magie lorsque je traverse la Réserve de La Vérendrye, je suis alors envahie par cette excitation de retrouver ce coin du Québec et ses habitants. J’y retrouve vite mes repères, mes endroits fétiches. J’y ai mes habitudes, comme un vieux de la vieille. (Cliquez sur les noms en rouge pour accéder à la page Facebook des endroits nommés!)

 

Gerry très content de manger du rosbif de Chez VIc. Photo Marie Jetset

Gerry très content de manger du rosbif de Chez VIc. Photo Marie Jetset

Chez Vic

Comme chaque année, les invités du festival ont aussi droit à repas chez certains commanditaires du festival. Parmi les choix qui m’étaient offerts cette année se trouvait la cantine Chez Vic. Depuis l’an dernier, les organisateurs me parlaient de l’endroit, en me vantant les qualités de traiteur de leur commanditaire. Cette année, étant arrivée plus tôt en ville, je pus donc aller explorer du côté de Chez Vic. Il faut dire que ce restaurant se trouve à l’extérieur du centre-ville, dans le secteur industriel de Val-d’Or. Il est adjacent à un motel et il est reconnu pour être un truck-stop. Bref je n’avais pas trop d’attentes. Quelle belle surprise ce fut ! En pénétrant dans l’endroit, on était tout de suite enveloppée par la douce odeur des plats qui mijotaient derrière en cuisine, le tout dans un décor qui pourrait nous rappeler l’aire de restauration d’un Ikea. Mon copain et moi fûmes attirés par la présence du rosbif comme plat du jour au menu. En prenant le plat du jour, nous avions droit aussi à la soupe du jour (aux légumes) et un dessert de notre choix. Mis à part la soupe, les patates pilées et les accompagnements qui sont sur un réchaud, tout est préparé au fur et à mesure. Ainsi j’ai pu avoir du rosbif bien cuit alors que mon copain a pu l’avoir saignant. Sérieusement, chacun des plats goûtait l’amour, comme à la maison. Quelque chose de très rassurant quand on est souvent sur la route. Nous avons tellement aimé l’endroit que nous y sommes retournés le lendemain, et encore là nous avons été conquis par leurs plats. Manger une soupe, un repas principal, un dessert et un breuvage, et payer 40$ (pourboires inclus) pour nourrir deux personnes, je ne connais pas grand restaurant qui peut se vanter d’un aussi bon rapport qualité-prix. Nous y serions bien retournés durant notre séjour, mais malheureusement, l’endroit ferme du samedi à 13h30 au lundi matin à 4h00. Il est ouvert le reste du temps. 24h sur 24. Sans doute le secret le mieux gardé de Val-d’Or !

Le Prospecteur

Confession, avant de connaître mon amoureux, je n’étais pas du type bière, mais j’ai compris grâce à lui que c’était seulement parce que je ne connaissais pas les bières de micro-brasserie. Lorsque j’ai connu les bières du Prospecteur l’an dernier, je suis tout simplement tombée sous leurs charmes. Je suis chanceuse, car, à Montréal, au Brouhaha, ils en reçoivent parfois de leur bière. Ces jours-là, c’est toujours fête.

Plus de 11 choix de bières au Prospecteur lors de notre passage. Photo Marie Jetset

Plus de 11 choix de bières au Prospecteur lors de notre passage. Photo Marie Jetset

Cette année, avec les concurrents du concours de la relève de l’humour ainsi qu’un des juges, j’ai eu la chance d’aller visiter les installations complètes de fabrication de la bière qui se cachent derrière le bar du Prospecteur. Le propriétaire Philippe Lord est un véritable passionné de ses produits et sa passion est plus que contagieuse. Il a pris le temps de tout nous expliquer les étapes de la fabrication de ses bières, de la fermentation et du brassage dans les cuves, jusqu’au moment ou celle-ci nous sera servie.

Le propriétaire Philippe nous expliquant la fabrication de sa bière. Photo Marie Jetset

Le propriétaire Philippe nous expliquant la fabrication de sa bière. Photo Marie Jetset

Ce qui est le fun avec lui et son entreprise, c’est que chacune de ses bières à son histoire, que ce soit en raison des ingrédients choisis ou encore de l’événement qu’il honore. Par exemple, à la suite du décès du maire d’Amos Ulrick Chérubin, ils étaient en train de brasser une stout. Ils ont tout simplement décidé de la nommer l’« Impérial Ulrick ». Ou encore, au moment du lancement d’une triple Belge, il y a eu la fameuse triple évasion de la prison de La Macaza Orsainville. Or les trois évadés étaient originaires de Val-d’Or. Il n’en fallait pas plus pour que le Prospecteur nomme sa nouvelle bière « La triple évasion ». À l’occasion du festival d’humour, ils ont procédé au lancement de la « Comique », une bière belge infusée au thé du Labrador, thé sagement cueilli par un des membres du Prospecteur. Je vous l’avais dit, des passionnées !

En compagnie des artistes et invités du Festival d'humour de l'Abitibi-Témiscamingue et du propriétaire du Prospecteur, Philippe Lord. Photo Marie Jetset

En compagnie des artistes et invités du Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue et du propriétaire du Prospecteur, Philippe Lord. Photo Marie Jetset

Après les explications sur les méthodes de fabrication, Philippe, nous a fait goûter six de ses 11 bières qui étaient « branchées ». Aimant changer les mentalités et étant contre les conventions, c’est par la « Noire » du Prospecteur qu’il a commencé sa dégustation. Pour nous démontrer que sa noire n’était pas forte en alcool (contrairement aux croyances populaires), et aussi, étant donné qu’elle est servie à l’azote, elle est donc moins pétillante et plus crémeuse, ce qui n’est pas sans rappeler la « Guinness ». Je voudrais bien vous décrire toutes les autres bières que j’ai eu la chance de goûter, mais mes notes sont un peu confuses après avoir abusé d’autant de sources alcoolisées de bonheur. Par contre, je me souviens d’avoir été totalement conquise par la « 6000 pieds sous terre », une quadruple Belge vieillit six mois en fut de cognac, ainsi que par la bière du festival, qui avait un goût très rafraichissant et estival !

Au-delà de la dégustation, j’ai aussi bien aimé apprendre les différents liens qu’a tissés le Prospecteur avec les commerces locaux. Ainsi, avec l’« Armorique », il brasse maintenant son café. Avec le « Choco-Mango », ils ont du chocolat noir à la bière. Avec « Au grenier des saveurs », il est possible de trouver du jambon fumé à la bière du Prospecteur. Et il ne faut pas oublier « Les becs sucrés » qui offrent des confitures à la bière, ainsi que des mousses au chocolat à la bière. Philipe m’a aussi dit qu’il est en train de développer une recette de sauce forte. De quoi avoir du Prospecteur pour tous les goûts !

Nous étions attentif aux explications des bières présentées en dégustation. Photo Marie Jetset

Nous étions attentif aux explications des bières présentées en dégustation. Photo Marie Jetset

Et parce que rien ne se perd, rien ne se crée, n’allez pas croire que les matières premières utilisées pour la fabrication de la bière se retrouvent aux poubelles, oh non! C’est un fermier local, qui a un élevage de sanglier, qui vient chercher les « rebuts » de la bière, plus de 1,5 tonne par année ! En échange, le Prospecteur a droit à un sanglier de l’éleveur au courant de l’année. Une belle preuve de coopération régionale !

Je pourrais vous en parler encore longtemps, comme de l’implication et du rayonnement de la micro-brasserie au travers les divers événements de la région, mais je m’en garde pour une prochaine fois ! Après tout, je n’ai toujours pas essayé leurs repas ! Le Prospecteur est vraiment une de mes adresses chouchous de Val-d’Or !

Frank Grenier appréciant son cornet 2 boules des Fantaisies Glacées. Photo Marie Jetset

Frank Grenier appréciant son cornet 2 boules des Fantaisies Glacées. Photo Marie Jetset

Les Fantaisies Glacées

N’allez pas croire que j’ai passé mes cinq jours à boire de la bière, j’ai aussi profité de mon séjour pour entretenir mes courbes et contenter ma dent sucrée en allant essayer la crème glacée des Fantaisies Glacées. Ça faisait trois étés que ce petit kiosque de crèmes glacées au toit bleu, voisin du Bénédictine, me faisait de l’œil. Au cours des derniers mois, ayant vu plusieurs de mes contacts Facebook aimer la page de l’entreprise, je l’ai aimé aussi. Et de belles surprises m’attendaient ! Oui, ils fabriquent leurs propres crèmes molles au chocolat ou à la vanille. Mais approximativement tous les deux jours, une troisième nouvelle saveur fait son apparition au menu. Au moment de mon arrivée en ville, c’était la banane qui volait la vedette. Le jour de ma dégustation, c’était le bleuet qui était à l’honneur. Une crème molle aux bleuets, je croyais rêver! En plus, je pouvais la faire tremper dans du chocolat belge noir… Je n’ai pas eu le temps de prendre mon cornet en photo, je n’en ai fait qu’une bouchée (ou presque). Une très belle découverte gourmande ! Je salive lorsque je continue d’aimer leur post sur Facebook !

La Cité de l’Or

C’était mon troisième passage en ville et je n’avais jamais visité la mine. Je me devais de corriger cet état de fait. On ne peut pas être un vrai admirateur de Val-d’Or sans en avoir visité ses entrailles après tout.

Frank et Jessy avant de descendre dans la mine. Photo Marie Jetset

Frank et Jessy avant de descendre dans la mine. Photo Marie Jetset

En compagnie de mon amoureux et des trois concurrents du concours de la relève, nous avons consacré notre dimanche après-midi afin d’aller visiter cette mythique cité de l’or. Nous y fûmes accueillis par un jeune guide fort dynamique, Félix. Ce dernier nous parlait avec passion du passé de la mine. Cette visite express comportait une visite des anciens laboratoires de la mine, là où jadis, on analysait le minerai extrait de la mine, ainsi qu’une descente dans les bas fonds de la mine de Val-d’Or.

3 comiques dans une mine... Photo Marie Jetset

3 comiques dans une mine… Photo Marie Jetset

Faire une visite avec trois humoristes donne souvent droit à quelques séances de cabotinages, mais rien de dérangeant, seulement de très gros fous rires. Comme Jessy qui compare une once d’or avec une once de thé, et qui est fasciné par le fait que l’on marque l’or si on le mord ! J’ai passé la journée à lui dire : « Si tu gagnes l’once d’or, svp ne le mange surtout pas ! »

Nous sommes fiers dans nos costumes de miniers! Photo Marie Jetset

Nous sommes fiers dans nos costumes de miniers! Photo Marie Jetset

J’ai été fasciné par la descente sous terre. Le tunnel de la mine est plus gros que je ne le pensais. Il est moins gros qu’un tunnel de métro, mais plus large qu’un tunnel piétonnier. On a pu y voir les diverses techniques qu’on utilisait jadis pour extraire le minerai. Ainsi on pouvait mieux comprendre la vie des mineurs. C’est extraordinaire de constater les différences de température entre la surface et les profondeurs de la mine. J’étais contente d’avoir amené mon chandail à manche longue, malgré la canicule qui sévissait en surface.

Ma seule déception lors de cette visite ? Je n’ai pu voir l’auditorium qui a été aménagé dans le fond de la mine, car elle fait partie du forfait de la longue visite. De plus, jadis, La Chicane avait lancé leur album « Disparu » dans le fond de la mine… Bref, allez visiter la Cité de l’or, c’est un arrêt incontournable !

Bureau de l’Office du Tourisme

Enfin, je ne peux passer sous silence ma visite au bureau de l’Office du tourisme. Cette année encore, je voulais envoyer des cartes postales à mes proches et voir s’ils vendaient des décorations de Noël à l’effigie de la ville. J’y ai trouvé tout ça et bien plus. Je suis littéralement tombée en amour avec des petites maisons en bois ronds miniatures, faites par l’artiste local Mario Thibodeau. Il a reproduit des maisons du village minier de Bourlamaque. Si ce n’était que de moi, je les aurais toutes achetées afin de reproduire le village sous mon sapin de Noël. Mon copain étant plus raisonnable ne m’en a offert qu’une, accompagnée d’une reproduction miniature d’un des bâtiments de la mine. Dans mon excitation face à mes nouvelles décorations, j’ai engagé une discussion passionnée avec les préposées du kiosque au sujet de leur ville. J’ai bien aimé pouvoir parler avec eux de leur histoire, de leurs nombreux sites touristiques et des attraits de la ville. J’ai alors appris que les touristes pouvaient se garer GRATUITEMENT dans Val-d’Or s’ils passaient avant par le bureau de l’office du tourisme pour se procurer un permis de stationnement valable durant trois jours. Fini les parcomètres, vous avez seulement besoin d’afficher la petite vignette ! En plus, celle-ci est valide dans 95% des endroits de la ville (les exceptions étant l’aéroport, le cégep, l’université et l’hôpital). Du stationnement gratuit et un centre-ville qui offre du wifi GRATUITEMENT… Montréal, tu as le droit de prendre des notes.

Quelques produits que je me suis procurés lors de mon passage à Val-d'Or. Photo Marie Jetset

Quelques produits que je me suis procurés lors de mon passage à Val-d’Or. Photo Marie Jetset

Suite à mes discussions passionnées sur la ville avec les préposées, l’une d’elles m’a dit : « Pour moi, dans une autre vie, tu étais une des pionnières de la ville ». Je ne suis pas très ésotérique, mais cette fois-ci, j’ose y croire. Après tout ça expliquerait pourquoi je me sens comme chez moi à chaque fois que je visite Val-d’Or !

Avec des gentilles préposées du bureau de l'Office de tourisme de Val-d'Or. Photo tirée de leur comte Facebook

Avec des gentilles préposées du bureau de l’Office de tourisme de Val-d’Or. Photo tirée de leur comte Facebook

Je n’ai pas encore eu le temps de tout voir, je devrai impérativement y retourner, dans le but d’aller voir la tour du Rotary qui surplombe la ville. Je pourrai aussi aller faire un détour au Refuge Pageau à Amos, et enfin aller manger une poutine chez Morasse à Rouyn-Noranda, afin de voir si elle est meilleure que chez Ti-Pit à Val-d’Or. À bientôt l’Abitibi !

Publicités

2 réflexions sur “Carte postale de Val-d’Or, édition 2015

  1. Veuillez noter que les 3 évadés (nom de la bière) se sont évadés de la prison d’Orsainville et non pas de la Macaza….

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s