La rentrée montréalaise de Dominic Paquet

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Mardi soir, comme la moitié du bottin de l’UDA, je me suis retrouvée au St-Denis 1 pour la première du troisième one-man-show de l’humoriste Dominic Paquet, « Rien qu’s’une gosse ! ». Il est important de mentionner ici que j’étais au St-Denis 1 et au 2, parce que ceux qui connaissent mes goûts musicaux pourraient dire : «  N’essaye pas, on le sait que tu es allée voir Sweet People ! ». Non non, je suis allée rire dans la même salle que Jean Pascal, Benoit Gagnon, des Star Académiciens et autres gens qui ont dû faire tilter le photographe d’Écho Vedettes ! Même la voix du métro était là : C’est tout dire (oui je sais qu’elle se nomme Michèle Deslauriers et qu’elle est sa collègue à la radio, mais j’aime aussi penser que c’est la voix du métro).

Bon, revenons au spectacle. Celui-ci s’est ouvert sur une chorale menée par Réal Béland déguisé en religieuse entonnant des airs connus où toutes les paroles avaient été changées par le titre du show. Une fausse bonne idée. En fait, si cette chorale voulait donner le ton ludique à la soirée c’était réussi, mais ç’a créé une coupure dans le temps car après leurs performances, on a rouvert les lumières de la salle et attendu quelques courtes minutes pour la suite du spectacle. Bref, un drôle de choix d’intro orchestré par le metteur en scène du spectacle, Réal Béland. Du coup, nous sommes passés de ce « stunt » à un show de lumières, une entrée digne d’une rock star avec des grosses lumières clignotantes et une vidéo d’entrée rythmée. Bref une intro qui allait dans tous les sens.

Dans une très longue présentation de lui, Dominic Paquet nous explique à quoi s’attendre ou non pour ce 3e spectacle, en se moquant au passage de ses collègues de scène Rachid Badouri ou encore Fred Pellerin. Bien que punchée, cette introduction était un peu trop longue pour une personne qui en est à son 3e spectacle.

Ses blagues, à la fois anecdotes, à la fois constats de la vie et même quelques imitations, jouent parfois dans la facilité, les clichés. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, parce que l’effet comique y est. Par contre, lorsqu’on est féru d’humour comme je le suis, on peut trouver que des imitations de chinois ou de vieux monsieur presque sénile donnent dans l’humour « vieux jeu », d’une autre époque.

Les numéros qui m’ont le plus touchée, sont sans aucun doute lorsqu’il nous parle de sa famille, son quotidien, parce qu’ils sont joués sous un autre ton, un ton plus personnel, plus posé, mais tout aussi drôle. Quoique courtes, les histoires de chicanes d’enfants de son beau-fils Alexis ou encore son aventure au Parc Safari ont ce petit quelque chose d’attachant. J’aurais voulu en voir plus, de ce genre de numéro. Par contre, j’aurais volontiers coupé son « hommage » au numéro de danse de Rachid Badouri, un numéro qui aurait eu sa place dans un gala des Olivier par exemple, mais qui faisait spécial dans un spectacle d’humour conventionnel. J’ai senti que c’était plus une blague pour ses compères humoristes que pour le grand public.

Les trop nombreux rappels de blagues dans la deuxième partie m’ont beaucoup agacée, surtout le punch final qui termine sur une blague de « fourrage de bonhomme de neige ». Ça m’a laissée plus que perplexe.

Le décor est beau, mais trop clinquant. Il est bien qu’une production puisse se payer autant de « set » de lumières, mais quand on passe notre temps à les avoir dans les yeux à chaque changement de thème (c’est-à-dire souvent), c’est « gossant ».

Ce que je retiens de ce spectacle est que Dominic Paquet est clairement un « enfant spirituel » de Symphorien. Il a ce petit quelque chose qui rappelle Gilles Latulipe, de par sa tendance au burlesque et aux blagues faciles. Il cadre dans la catégorie « grand public », ça, c’est indéniable. Je ne suis malheureusement pas le public cible, malgré ses excellentes blagues sur le Canal Vie.

Bref, tu vas voir le spectacle si tu aimes Dominic Paquet, tu offres ce spectacle en cadeau à ta parenté qui fait les humoristes de salon, puis à ta mère qui a besoin d’une « date » avec ton père. Oui elle reviendra en te disant : « ouf il a fait une joke sur Magnotta, mais t’sais son personnage de pépère est tellement drôle! Pis son petit gars me faisait tellement penser à toi quand tu étais jeune! ». Je suis chialeuse, mais je sais reconnaître le talent… Puis il y avait du poulet frit à l’entracte.

Pour en savoir plus sur Dominic Paquet: http://dominicpaquet.com/

Des Colonels Sanders donnaient du poulet à l'entracte.

Des Colonels Sanders donnaient du poulet à l’entracte. Photo par Marie Jetset

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