Dans le blanc des yeux: AYOYE

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Hier soir, j’ai été invité à assister à la première du dernier spectacle de Sylvain Larocque : Dans le blanc des yeux. J’étais fébrile de voir le spectacle, parce que j’avais quelques connaissances qui avaient participé à la conception du spectacle ( Pierre-Bruno Rivard et Yannick DeMartino comme auteurs, Odrée Rousseau et Antoine Desjardins comme « snipers »), mais aussi c’est toujours très plaisant aller encourager des artistes de chez SPM, une boîte que j’aime beaucoup. Comme toutes les premières il y avait des gens du gratin artistique, la salle fourmillait de journalistes et autres spectateurs prêts à passer un bon moment.

La minute que les lumières se sont tamisées, la musique est partie, le décor s’est allumé, j’étais conquise, qui ne le serait pas au doux son des notes de Dumas (j’adore quand les humoristes se payent des intros ou de la musique de chanteurs connus pour leur spectacle, exemple Adib qui avait pris Yan Perreault). Sylvain Larocque monte sur scène, ça applaudit, il débute ses blagues, la foule se met à rire, tranquillement, mais sûrement, sauf qu’à mes côtés un autre spectacle se dessine aussi. À mes côtés, j’avais carrément un spectacle en parallèle. Derrière moi, deux jeunes femmes ont décidé de commenter TOUT, mais TOUT ce que disait l’artiste sur scène, le tout entrecoupé de conversations personnelles. Malgré mes quelques regards aux « gros yeux », qui voulaient dans un autre langage « mais allez-vous la fermer votre gueule », rien ne semblait les atteindre. Pour compléter mon duo de placoteuses, j’avais un « ricaneur frappeur » dans mon dos. Vous savez le genre de personne qui lorsqu’elle rit, se frappe les cuisses de façon exagérée. À la base cette manière de rire est drôle et sympathique, parce que voir quelqu’un avoir du plaisir, surtout dans un contexte comme le spectacle d’hier soir, ça ne fait que rajouter du plaisir à la soirée. Sauf que mon monsieur en question était très grand et les rangées du St-Denis très petites, du coup, j’ai eu l’impression de vivre le show de Sylvain Larocque dans un de ses bancs de cinéma qui vibre quand il y a de l’action, disons que c’était distrayant, dans le sens que ça me faisait décrocher du spectacle.

Lorsque l’entracte arriva, je me suis dite que je prendrais cette pause pour décrocher du mauvais moment que je vivais. Avec l’amie qui m’accompagnait, on en faisait bien des blagues en se disant que ça ne pourrait pas être pire en 2e partie… quelle erreur ! Les deux places que j’avais de libres à mes côtés durant la première partie, on finalement vu leur propriétaire se pointer le bout du nez pour la fin du spectacle. Un petit couple, tout qui a de plus banale, en fait si la banalité est pour vous d’empester l’alcool. Il avait une odeur de party, mais aussi la firme conviction de continuer la fête, puisqu’ils sont arrivés à leur siège avec 3 bières ( la fille tenait un verre, le gars les 2 autres). Le spectacle a repris, avec mes placoteuses de derrière, mon ricaneur frappeur et maintenant, un petit couple éméché dont la fille ne faisait que répéter toutes les fins de phrases de Sylvain Larocque en rajoutant un AYOYE à la fin. En fait, AYOYE était sa ponctuation. Elle riait, elle disait AYOYE, elle parlait, elle finissait par dire AYOYE. Au début, ça nous faisait rire mon amie et moi, mais au bout de 20 minutes c’est un peu moins drôle. Mon bout préféré, c’est lorsque Sylvain Larocque raconte une anecdote autour de Boucar Diouf et que ma voisine de siège ne sachant pas qui était Boucar, demanda à son partenaire de lui décrire. Il en a fait la plus belle description que j’ai pu entendre ; «  C’est le Noir qui jouait le matin à TV avec le gars de Chambre en Ville » ( on comprend ici qu’il faisait référence à Des Kiwis et des Hommes). Ça m’a fait rire de bon cœur, mais j’ai moins ri quand à 10 min de la fin du spectacle, le gars qui accompagnait « Miss Ayoye » a dû se lever précipitamment parce qu’il allait vomir…

Vous comprenez donc que sans ses circonstances, je n’ai pas pu me faire une idée juste du spectacle de Sylvain Larocque. Malgré tout le cirque qu’il y avait autour de moi, j’ai tout de même retenu une chose du spectacle :

«Avoir trop d’attentes cause des déceptions. Les optimistes sont déçus. Les pessimistes n’ont que de belles surprises. Le bonheur peut passer par le pessimisme beaucoup plus que par l’optimisme!» C’est M. Larocque lui-même qui le dit.

J’ai compris alors que j’aurais dû m’y en attendre, mais je ne deviendrai pas une pessimiste pour autant, de toute façon c’est difficile de ne pas respirer la joie de vivre quand on porte un nom comme Marie-Soleil.

Ce fut malgré tout une belle soirée, j’ai de belles anecdotes qui feront rire la famille à Pâques. Je retournerai sans doute le voir dans quelques mois, question de bien mettre toute mon attention sur les blagues que j’aurais pu manquer, et là je pourrai vous en dresser un portrait plus juste. D’ici là quand on me demandera ce que j’ai pensé du dernier spectacle de Larocque, je répondrai tout simple «  Ayoye ! ».

Sylvain Larocque sera en supplémentaire au théâtre St-Denis le 16 mai prochain, sinon pour connaître toutes ses autres dates de spectacles, je vous suggère d’aller visiter sa page :

http://www.sylvainlarocque.com/ 

ou le suivre sur Facebook

https://www.facebook.com/pages/Sylvain-Larocque/313007662084417

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