« Mon show », simple comme Korine

C’est dans le plus somptueux des théâtres de l’ouest de la ville que la charmante Korine a convié parents, amis, journalistes et ses admirateurs pour célébrer une grande première, celle de son premier one-woman show.

Hier, c’était dans une ambiance survoltée que tous nous nous étions rendus au Corona. Dans la journée, sur les médias sociaux, tous avaient envoyé leurs mots d’amour, leurs encouragements à la merveilleuse Korine. Il n’y a pas de doute, cette personne est très aimée du milieu et du public, et cette vague d’amour était plus que palpable dans le théâtre.

« Mon Show » est composé de faits, d’anecdotes et d’observations qui remplissent la vie de Korine. Que ce soit son numéro sur l’émission Les anges de la décoration, le malaise du skinny jeans, les émissions impossibles du Canal D, les surprises que nous réserve le magasinage de maisons, tout y passe. Même si parfois ça passe du coq à l’âne, on aime ça, les sujets ne sont pas compliqués, c’est universel, on s’y retrouve tous de par différents référents utilisés. On est loin des stéréotypes de « l’humour de fille », c’est de l’humour point. Que tu sois un Gaétan de 50 ans, une Julie de 39 ans ou un Cédric de 16 ans, vous allez aimer Korine pour différentes raisons, puis c’est ça qui est beau. Elle nous met parfois aux visages la bêtise humaine, mais jamais dans la culpabilité, elle nous permet de rire avec cœur de nos travers. Le genre de spectacle que l’on sort le cœur léger, avec l’impression d’avoir une nouvelle amie.

J’ai eu la chance de suivre les étapes de la conception de ce spectacle, en allant entre autres voir ses différents rodages. Bien que toutes les blagues contenues dans son spectacle sont les mêmes qui furent présentées l’an dernier dans le petit studio de la Place-des-Arts, c’est carrément un nouveau produit qui nous ait offerts. Avec beaucoup de volonté, de rigueur, et en mettant son orgueil de côté, elle a carrément pris ses blagues et les passées au «  blender ». C’est fou comment un nouveau « pacing »( ordre des blagues) et une mise en scène peuvent donner une nouvelle couleur à un spectacle (d’ailleurs chapeau à Alexandre Barrette pour la merveilleuse mise-en-scène). Je dois aussi souligner le travail des auteurs, François Boulianne et Gabrielle Caron, qui ont su pimenter, sans dénaturer, l’humour de Korine.

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Je vous mentirais, si je ne vous disais pas que j’ai lu les autres critiques avant d’écrire ce papier. Car avant tout, elle est une amie, et hier dans la nuit, quand je suis revenue de sa fête ( parce que je faisais partie des chanceux qui la connaissaient ( voir la photo ci-bas).), je me suis empressée de les lire, voir ce que les autres pensaient d’elle. J’ai dû sortir mon dictionnaire pour lire la critique de La Presse ( je ne peux pas croire qu’on a utilisé des mots si compliqués pour décrire un spectacle si simple ! #mytwocents), j’ai lu aussi celle du Voir ou le journaliste, qui malgré un bon papier, laisse sous-entendre que Korine est plus mécanique et ne laissait pas tant parler son cœur. Pourtant hier, tout ce que j’ai vu et entendu c’était Korine, la Korine avec qui je vais bruncher, avec qui je vais prendre un verre, celle avec qui j’ai déjà été en Abitibi, la même qui animait jadis au St-Ciboire. La musique qui jouait c’était la même qui joue dans son Ipod, son tabouret de bois qu’elle a « gossé » elle-même malgré son horaire de fous, nous rappelle qu’au-delà de la scène elle est cette patenteuse qui peut se perdre des heures au Canadian Tire, celle qui porte parfois un chandail avec un lapin, qui n’est pas sans rappelé son Marcel ( qui était son lapin domestique). Bref, son spectacle c’était elle, authentique, simple comme Korine !

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Le Corona

Faire ce spectacle dans ce théâtre était fort symbolique pour cette petite fille de Ville-Émard. Le Corona, malgré son âge, a toujours su garder ses lettres de noblesse, sous ses planchers qui craquent, ses dorures et ses fresques d’anges peinturés au plafond. De grands noms ont passé par ce théâtre, qui était à la base un temple du vaudeville à l’âge d’or des cabarets montréalais. Mais sous ses éclats, ce théâtre a aussi été un cinéma de quartier, un lieu de rassemblement pour les classes les moins aisées. Ce qui permet de faire un beau parallèle avec Korine, parce que même si elle joue la beauté dans le Elle Québec, elle reste la personne simple et accessible qu’elle a toujours été. J’avais l’impression qu’elle passait un message, comme quoi jouez au Corona, c’est aussi un peu de dire aux gens du Sud-Ouest, » hey vous aussi vous avez le droit de rêver et réussir, regardez, j’ai réussi! » Je sais, je vais peut-être chercher ça loin, mais je l’ai vu cette belle analogie dans le choix de cette salle.

PS Je pense aussi que la proximité d’un Dillalo Burger a dû jouer dans le choix de sa salle, mais ça, c’est d’une tout autre histoire, hihi.

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Si vous aimez Korine, je vous invite à la suivre sur sa page Facebook, en plus il y a des rumeurs de supplémentaires dans l’air, bref si vous ne voulez rien manquer, c’est là qu’il faut aller!

https://www.facebook.com/Korinecote?ref=br_tf

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