Charles Beauchesne, le rêve éveillé

Malgré sa garde-robe monochrome, ou plutôt composée de camaïeux de blanc, noir ou gris, Charles Beauchesne est sans doute l’humoriste le plus coloré que je connaisse. C’était donc avec un grand plaisir que j’ai été découvrir son « Cauchemar » vendredi soir dernier dans le cadre de Zoofest.

« Bienvenu dans mon Cauchemar » a-t-il intitulé son spectacle, pourtant dès les premières minutes de son entrée en scène, avec sa marionnette qu’il s’est fait faire sur mesure de la FAO Shwarz de New York, on comprend rapidement qu’on n’entre pas dans un cauchemar, au contraire, on rentre dans un beau rêve, un peu étrange certes, mais rien qui nous fera regarder frénétiquement sous notre lit et notre garde-robe durant un demi-siècle.

Charles Beauchesne et sa marionnette, photo par Marie Jetset

Charles Beauchesne et sa marionnette, photo par Marie Jetset

Charles a cette façon bien à lui de s’exprimer pour raconter ses blagues, avec des beaux grands mots bien payants au Scrabble, mais ce n’est pas forcé il est comme ça. Je vous dirais que c’est même très rafraîchissant pour ce milieu qui est souvent parsemé de blagues faciles au langage familier.

Revenons un peu au spectacle, avec ses mimiques et son bien parlé, Charles c’est plu à nous raconter son quotidien et ses petites anecdotes de vie qui rendent sa vie tout sauf ennuyante. De son emploi comme lutin du Père de Noël, à sa rencontre avec un pimp dans une ruelle, sans oublier son aversion (ou plutôt sa peur) envers Lady Gaga (sans doute un de mes numéros préférés), sans oublier la partie où il traite de l’homophobie (un numéro savamment écrit, j’aurais très bien pu imaginer un Adib ou un Guillaume Wagner le faire dans les mêmes mots),  Charles nous faire rire aux larmes en nous envoyant des beaux messages de la vie. Oui oui, vous avez bien lu, Charles nous passe des messages engagés, et sérieusement je ne sais même pas si lui-même il s’en rend compte et c’est ce qui fait la beauté de la chose, parce qu’il rentre inconsciemment dans nos têtes ( et notre cœur).

Charles Beauchesne, photo par Marie Jetset

Charles Beauchesne, photo par Marie Jetset

Au travers de son 60 minutes de spectacle, en plus de s’attacher à lui et son univers, on en ressort grandit, parce qu’il nous démontre que c’est possible d’être marginal, de ne pas faire comme tout le monde et de réussir sa vie.

Charles, je t’annonce que si ton « cauchemar » c’est ça, je veux en faire partie, parce que ta vie, même si elle n’est pas tout le temps rose, elle est vachement colorée, et de la couleur on en a de besoin pour ne pas avoir le moral gris. Bref, merci de nous partager ton rêve éveillé et de colorier nos vies!

CHARLES BEAUCHESNE- BIENVENU DANS MON CAUCHEMAR

15-16 et 29 juillet au Théâtre Ste-Catherine 22h

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