Grand Rire: le gala d’Olivier Martineau

gala d'Olivier Martineau, photo par Gerry Perry

gala d’Olivier Martineau, photo par Gerry Perry

C’est avec beaucoup de bonheur, d’excitation et de fébrilité que j’ai été assisté au gala d’Olivier Martineau dans le cadre du Grand Rire. Il y a 4 ans, presque jour pour jour, je faisais une entrevue avec lui, sur la terrasse du Petit Medley, entre mes questions et nos discussions amicales, je me souviens encore de lui dire : toi un jour tu vas animer un gala. Lui d’un ton un peu incrédule, encore sous le choc de tout se qui se passait dans sa vie me répondit tout bonnement : oui puis j’espère que tu seras là. Cette vieille promesse de terrasse a donc été tenue hier ! YEAH !

C’est dans un numéro d’entrée haut en couleur, un genre de musical, qu’Olivier fit son entrée sur la scène du Grand Théâtre de Québec. Connaissait Olivier, j’avais vraiment l’impression qu’on avait mis en application toutes les idées les plus folles qui ont dû lui passer par la tête un après-midi de « brainstorming ». Chorales, fanfares, majorettes, pirouettes, animaux exotiques, danseurs, TOUT TOUT TOUT était au rendez-vous pour faire un voyage au creux de l’imaginaire d’Olivier.  À ce moment-là, il y avait autant de brillants dans les yeux d’Olivier que de confettis sur scène . C’était beau à voir.

Le premier artiste à ouvrir ce gala n’était pas un humoriste de formation, mais il a malgré tout le sens du comique avec un grand C, il s’agissait de l’excellent Antoine Vézina ( Lol, La Job). En le présentant, Olivier a dit : «  Le prochain n’est pas comédien. Tu viens de rire d’une chèvre, fac laisse lui une chance. » Antoine est venu nous annoncer la mort prochaine de l’humour, ainsi que de nous faire l’historique de la célèbre blague Pète et Répète.  Un numéro très sympathique auquel j’aurais coupé les dernières minutes.  J’ai l’impression que ce n’est pas la dernière fois qu’on le verra en tant qu’humoriste !

Ensuite, nous avons eu un numéro d’un magicien de Québec, Nicolas Gignac. Avec l’aide d’une personne dans le public, il a fait des jeux sur scène, dont celui de faire apparaître une mascotte « dessinée » par la volontaire. Numéro sympathique, mais qui ne m’a pas fait dire « wow ». Sans doute le fait que je venais de revoir le film You can see me , a joué sur mon émerveillement.

Par la suite sur scène, c’est amené Mathieu Gratton, qui est venu nous parler des relations de couples et des cadeaux louchent que les dames peuvent offrir à leur monsieur. Le tout ponctué d’apparitions de Valérie Daure, candidate lors de la dernière édition de La Voix. Pour lui aussi les bases du numéro étaient très bonnes, mais j’y aurais coupé quelques minutes, disons que vers la fin, la présence de Valérie, malgré sa voix et sa robe sublimes, alourdissaient inutilement le numéro.

Après cette performance, ce fut au tour de Ben et Jarrod de venir nous divertir. Hier soir, ils avaient enfilé les costumes de leurs personnages Gray et Stu Much. Malgré les costumes les plus ringards du monde (des chemises en satin bleu avec des franges blanches aux manches), leurs textes et leurs jeux n’avaient rien de dépassé, on riait fort et gras ; des rires qui viennent du fond du cœur. Je comprends qu’ils fassent partie des humoristes chouchous de Québec.  Une de mes blagues favorites de la soirée d’hier vient d’ailleurs du duo : «  On vient faire comme tous les autres humoristes qui viennent à Québec, on vient tromper nos blondes ».

Après la présence de Ben et Jarrod, nous avons eu droit à un autre chouchou de Québec, l’excellent François Léveillé. Ce dernier était fier de nous annoncer que cette année il célébrait ses 40 ans de métier (c’est la carrière de toute une vie ça !) Dans un numéro humoristique musical, accompagné des musiciens Alexandre Blais et Nicolas Guimond, il nous a fait l’éloge des diverses régions du Québec avec ces chansons qui marquent notre imaginaire. Ça ressemblait à une version remastérisée du numéro qu’il nous avait offerte au Grand Rire des fêtes. Franchement un des plus beaux moments de la soirée.

Ensuite nous avons eu droit à un monologue d’Olivier Martineau, il nous a parlé entre autres de l’impossibilité d’avoir des « chats-guides » pour aveugles et son rapport d’amour-haine avec les enfants. Le tout toujours avec un verbe très coloré et imagé, la signature d’Olivier.

Enfin, avant l’entracte, nous avons eu droit à un numéro de groupe de Peter MacCleod, PA Méthot et Dom Paquet. Les 3 étaient mis en scène dans une scène de gym et Zumba. Bien que la plupart des blagues étaient prévisibles, dans son ensemble c’était un très bon numéro, surtout lorsque Peter décrochait du texte et se mettait à improviser pour son plaisir.

Au retour de l’entracte, il y a eu un autre numéro de groupe, cette fois à saveur médiévale et chevaleresque. Il mettait en vedette Olivier, Ben et Jarrod, Dom Paquet et Louis Champagne. Numéro que le public a bien apprécié en lui donnant une ovation debout.

Ensuite, Pierre-Luc Pomerleau, gagnant du nez d’or de l’édition de l’an dernier, est venu nous parler des cyclistes et du trafic. Il y a eu Réjean de Terrebonne qui est venu nous jaser des pilules et Dominic et Martin sont venus nous jaser de leur 20 ans de métier ensembles.

Par la suite, Mariana Mazza est venue nous raconter d’une anecdote qu’elle a vécu récemment en automobile, ainsi que la signification de ses tatous. Le public plus jeune a adoré, mais certains baby-boomers autour de moi sont restés de glace devant la bombe d’énergie qu’est Mariana. Sérieusement, je ne serais pas surprise de la voir ramener le nez d’or cette année.

Enfin, le gala s’est clos sur un Guillaume Wagner baveux et taquin.  Après quelques plaisanteries sur sa ville natale, il s’est permis de nous remettre au visage certains faits de la société d’aujourd’hui. J’adore son arrogance humoristique.

Ce fut vraiment un gala à l’image d’Olivier, avec des gens aussi énergiques et volubiles que lui, telle que Mariana, Peter ou PA. Des invités avec un brin de folies, comme Ben et Jarrod, Dominic et Martin ou encore Réjean de Terrebonne. Un peu de musique et d’Entertainment avec le magicien et François Léveillé. Ou encore un peu d’arrogance et de franc parlé, comme Guillaume Wagner. Un gala d’on Olivier peut être fier. C’était son premier, mais sans doute pas son dernier. Et avec sa prestance et son sens de la cérémonie aux aspirations hautes en couleur, je ne serai pas surprise un jour de le voir à la barre d’un gala Artis ou des Olivier.

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