Cher Père Noël

« Le papa, le pipi, le popo, le pupu Le pé-père Noël c't'un québécois
Avec ses bas de laine Pis son gros parka
Le père Noël c't'un québécois
Son sac de bébelles 
Rempli de joies » 

Ces paroles sont tirées de l’œuvre de Pierre Laurendeau dans les années 70 concernant le mythe du Père Noël.  Qui n’a jamais cru en ce grand monsieur barbu, marchand de bonheur? Enfant, j’aimais penser qu’il venait de notre pays, mais je ne comprenais pas qu’un homme si chaleureux et attentionné pouvait vivre dans de si froides et si lointaines contrées. Bien que mes préoccupations d’adultes m’ont vite fait arrêter de me questionner sur la magie des fêtes, mes interrogations sur le mythe du gros barbu de Noël sont toujours restées actives dans mon inconscient.

Hier, coup de hasard, grâce à un concours gagné, je me retrouvai au concert des Stars Chantent Noël à la Basilique Notre-Dame. C’était une soirée comme dans les films, où dans la ville enneigée, dans cette grande église empreinte d’une luminosité mystique, sous fond de mélodie faisant raisonnées l’orgue Casavant, un tas de personnes endimanché c’étaient réunis pour fêter Noël avant le temps. Sous des rythmes parfois pieux, parfois païens, les vedettes brillantes de mille feux se faisaient aller le trémolo, question de nous rendre un peu mélo et contemplatif pour bien nous plonger dans l’esprit de Noël.

Entre deux succès bien connus du temps de l’avent, est apparu au milieu de la foule, sous un grand jet de lumière, l’imposant et prestigieux Yves Lambert. Venu nous chanter le Minuit Chrétien, il était là debout et fort, vêtu de sa longue veste grise et  sa voix de patriarche; de quoi faire raisonner en nous tous les esprits des Noël passés. En quelques instants, je me rappelais tous ces Noëls enneigés dans la maison de Grand-Papa, ses odeurs d’épinettes et de sandwich pas de croûtes, de crème de menthe et de rigodons. Plus je l’écoutais, plus l’émotion montait dans mes yeux et laisser couler quelques grosses larmes saisissantes. Je le regardais remonter l’allée pour aller rejoindre le chœur et rapidement sa démarche me saisit. Je le reconnus, oui c’était lui le gros barbu mythique de nos enfances.

Les autres chansons passaient, mais sous de ciel vouté de Bethléem, tous les indices concordaient, Yves Lambert était le Père Noël. Du plus loin que je me souvienne, sa musique et ses histoires folkloriques font partie de ma vie, mais aussi de vos vies. Chemise en carreaux, bas de laine, accordéons, il se promène à l’année, de contrée en contrée, ici comme ailleurs, pour propager notre bonheur et nos histoires ou plutôt notre histoire.

Et s’il connaît toutes nos histoires et nos contes, serait-ce parce qu’il les a tous vécus, après tout, regarder le, il est intemporel. J’ai fouillé sur internet et j’ai bien vu ses photos, il est toujours pareil, souriant, longue chevelure, barbe savamment taillée, oui ses cheveux se sont un peu enneigés avec le temps, mais il est resté le même.

Comme le veulent les contes et légendes, chaque année, grâce à sa musique, il traverse nos chaumières pour ton apporter bonheur et prospérité. D’ailleurs, le plus beau cadeau de l’année n’était-ce pas de prendre le temps de se retrouver en famille en mangeant de la tourtière et en tapant du pied, de prendre ce moment pour se dire combien on s’aime et comment il est merveilleux d’avoir une aussi belle parenté?

Hier soir, au travers les brillants scintillants des tenues de Michèle Richard, des trémolos jazzés de Nadja, de la voix suave de Laurence Jalbert, du bonheur contagieux de Maxime Landry et des voix angéliques et transcendantes de Tom-Eliot Girard et Étienne Cousineau; il s’est produit un miracle de Noël.

Père Noël, je t’ai démasqué, j’espère que tu ne m’en voudras pas, mais je t’avais tant cherché. Je vais continuer de propager tes chansons et ta gaité, pour que les générations futures n’oublient jamais ta voix de patriarche et tes belles histoires, Yves Lambert.

Chers lecteurs, je sais que vous allez trouver que j’ai l’imagination très fertile, mais c’était ma manière de vous souhaitez de passez de très joyeuses fêtes. Que les rires raisonnent dans vos coeurs et vos maisons et garder votre coeur d’enfant comme moi. Vous aussi vous pourrez continuer d’être ainsi émerveillé par la vie!

Photo par Marie Jetset

Photo par Marie Jetset

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