Le Grand Rire des fêtes: LE party du temps des fêtes!

photo par Marie Jetset

photo par Marie Jetset

Jeudi dernier, j’ai été invité à aller découvrir LE party du temps des fêtes de 2013. Arrête de chercher, cette année, l’endroit où tu auras le plus de plaisir ne sera pas uniquement dans le sous-sol de ta tante Monique, à boire du punch trop fort et à entendre des blagues que tu connais déjà de ton oncle Gaétan. Non, en fait, cette année, la magie de Noël s’est transportée dans le magnifique théâtre du Capitole à Québec, sous le nom du Grand Rire des Fêtes, puisque celui-ci est orchestré par les grands manitous du Grand Rire de Québec.

C’est Olivier Martineau qui joue les hôtes de la soirée en veillant à nous faire rire entre chaque numéro et en présentant de manière conviviale chacun des invités, le tout sous les rythmes de l’orchestre de la maison, jouer ici par les Respectables.

Tous les invités qui sont conviés à la grande fête y représentent une personnalité archétype que nous retrouvons lors de nos partys des fêtes. Tout d’abord, Pierre-Luc  Pomerleau ( la révélation du dernier Grand Rire) nous met la table en nous parlant du projet bébé de sa blonde et lui, car oui, dans chaque famille, il y a ce « petit couple » qui est rendu à vivre ce moment-là. Ne passant pas par quatre chemins, il nous parle des différentes techniques qu’il utilise pour rendre le projet à terme.  De quoi vous faire rire et sourire.

Ensuite, il y a eu le nouveau couple, joué ici par France D’Amour et Julien Tremblay. Ceux-ci semblaient très heureux de se retrouver ensemble à Québec, puisque c’est il y a un peu plus d’un an qu’ils ont fait connaissance dans la vieille capitale. À l’aide de leurs guitares, de quelques accords et de blagues bien senties; surtout l’imitation que France fait de Julien concernant les pots de pickles, ils nous énumèrent la magie des premiers moments. Numéro sympathique, malgré les quelques problèmes techniques qu’ils ont connus le soir où j’ai assisté au spectacle.

C’en est suivi d’un autre classique des fêtes, la présentation du conte « Christmas Carol » par la talentueuse et parfois très crue Cathleen Rouleau. Cathleen vient nous présenter dans ses mots ce conte racontant la destinée d’Ebenezer Scrooge. Il y a eu la version de Charles Dickens, il y a eu la version de Bill Murray, il y eut la version des Muppets et maintenant il y aura pour la postérité la version de Cathleen Rouleau. Elle ne mâche pas ses mots, on y retrouve d’une façon moderne le côté cru des mots de Charles Dickens, mais avec des référents bien actuels. Sans contredit un des meilleurs moments de la soirée.

Par la suite, ce fut au tour de Ben et Jarrod de monter sur scène. Ce duo représente bien l’oncle et la tante un peu grivoise et un peu trop crue qu’on a dans nos familles, oui vous savez, le couple un peu trop fier de nous dire qu’ils ont essayé les boules Chinoises et que nous on fait tout pour extraire cette information de notre mémoire en marmonnant des cantiques de Noël. C’est un peu ce qu’ils ont essayé de faire avec nous jeudi, en nous faisant à leur façon une présentation de jouets sexuels de Noël. Non cette fois-ci je n’ai pas marmonné des cantiques de Noël en écoutant leurs histoires, j’ai plutôt ri à gorge déployée. Le public a aussi eu l’air de bien apprécier.

Ensuite, dans la même thématique des « bebelles », à la manière du voisin gonflable, François Massicotte est venu nous présenter une série d’objets inutiles qui le faisait bien marrer. Parce que dans toutes les familles, on a quelqu’un dans notre entourage qui achète tous les produits : « As seen on tv » en essayant de te faire croire à toi aussi que c’est la chose qui manque à ton bonheur. Ce numéro aura de quoi faire pleurer les inconditionnels de feux Boutique TVA.  Numéro fort sympathique, et à entendre certains spectateurs murmurer dans la salle, François Massicotte n’est pas le seul atteint de cet amour des produits louches.

Pour le bonheur de tout un chacun, il y a eu aussi la présence de Réjean de Terrebonne (Jean-Claude Gélinas), le « mononcle » québécois par excellence. Parce que oui, ça aussi, on a toujours un oncle qui tangue un peu après avoir bu trop de Coors Light, en nous baragouinant des blagues entendues à la tivi. Ce que je trouve drôle, c’est que chez moi, dans ma famille, mes oncles reprennent souvent les blagues de Réjean de Terrebonne. J’aime penser que je connaîtrai déjà leurs blagues cette année. Sérieusement, je ne suis habituellement pas fan de ce personnage( tout simplement parce que je ne suis clairement pas le public cible), mais sans doute était-ce l’esprit de Noël, j’ai aimé son numéro.

Et parce qu’un party de famille sans « gratteux de guitare », ça n’existe pas, François Léveillé est venu pousser la chansonnette avec 2 acolytes. Et comme tout bon musicien du dimanche, son numéro était un dialogue composé d’une enfilade de refrains et d’airs connus. Sans aucun doute le meilleur numéro de la soirée, du moins c’est celui qui a fait le plus levé. J’en aurais pris plus longtemps! (Ha oui, je dis « gratteux de guitare », mais je sais très bien que François Léveillé est un artiste accompli, ici ce n’est que pour aller avec le ton du texte.)

La soirée a été couronnée par des performances des Respectables et Mélissa Bédard (Star Académie). On a aimé leur duo de War is over, succès souvenir de John Lennon et que dire du Hallelujah de Leonard Cohen, version Mélissa Bédard. De quoi faire verser quelques plusieurs larmes. Malgré leurs  nombreuses années d’absence des « projecteurs médiatiques » les Respectables n’ont rient perdu de leur groove et leur sens du spectacle. Sébastien Plante, le chanteur, a toujours l’air semi-blasé, semi rock-star, mais ça va avec le personnage? Parce qu’on a tous quelqu’un dans notre famille qui a déjà connu un certain succès et qui aujourd’hui est moins connus? Non? (Sourire)

photo par Marie Jetset

photo par Marie Jetset

Les points forts :

  • L’animation d’Olivier Martineau. J’avais peur que ça parte dans tous les sens et que le spectacle batte les records de ceux de Jean-Marc Parent pour ce qui est de la durée, parce qu’avec Olivier tout ce peut. Mais non, Olivier a su se contenir. À noter que son numéro d’ouverture, vaut à lui seul les 2 h de voyagement.
  • Le conte de Cathleen Rouleau. Je vous avertis, ça donne le goût de se taper en boucles, toutes les versions qu’on connait de ce conte. Une très belle manière de se mettre dans l’esprit des fêtes. On aime aussi Cathleen, complètement plongée dans la magie de Noël, qui tricote durant les numéros d’humour et qui se « swing la baquaise dans le fond de la boite à bois » durant le numéro des Respectables.
  • La mise en valeur d’artistes de Québec, parce que oui la ville de Québec a son microcosme d’artistes de talents, qu’on voit moins souvent à Montréal, mais qui ne sont pas moins talentueux pour autant.  Je crois d’ailleurs que c’est la force du Grand Rire, de nous mettre en lumière du monde qu’on voit un peu moins souvent mais qui mérite tout autant notre attention. Bravo de nous avoir ramené les Respectables et d’avoir donner une belle vitrine à Mélissa Bédard.
  • Plusieurs nouvelles surprises tous les soirs. On peut même y fêter le réveillon du jour de l’An!

Les points faibles.

  • Le manque de musique des fêtes. C’était un spectacle des fêtes, mais ça manquait cruellement de musiques de Noël. Oui War is over et Hallelujah sont des classiques et ils ont été très bien repris, mais dans le cadre aussi festif que se présentait ce spectacle, ils étaient plutôt des éléments qui brisaient le rythme de la soirée. J’aurais voulu entendre par exemple Mélissa Bédard qui chante All I want for Christmas, ou encore les Respectacles reprendre « J’ai vu petite maman embrasser le Père Noël ». En fait, les chansons choisies ont leur places, mais dans un rappel, du moins selon mon humble avis.
  • Toujours en lien avec le premier point, j’aurais pris moins de reprises des Respectables et plus de musique de Noel. Oui on l’a tous chanté Almalgame, oui c’est devenu un classique des karaokés, mais le soir ou j’ai été, malheureusement la salle n’avait pas l’air de se souvenir complètement de cette chanson. Pourquoi ne pas nous avoir mis une nouvelle composition originale du groupe?

Bref, fait comme moi, prend la route, en voiture, en co-voiturage, en train, en autobus ou même sur le charriot de Père Noël, mais fait moi plaisir, fait toi plaisir, va festoyer avec la gang du Grand Rire des Fêtes! Et prend le temps d’arriver tôt et de pouvoir rester peut-être une journée de plus, si ce n’est que pour découvrir toute la féérie des lumières de Noël partout dans le Vieux Québec ( ou découvrir le Festival des Lumières de Québec ( gratuit) )

Québec je t’aime d’humour!

Quelques part sur la rue St-Jean. Photo par Marie Jetset

Quelques part sur la rue St-Jean. Photo par Marie Jetset

PS: Merci au Grand Rire et l’équipe de QuébéComm pour l’invitation et le chaleureux accueil!

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