Yannick de Martino: Tout sauf gris

Yannick de Martino, photo par Gerry Perry

Yannick de Martino, photo par Gerry Perry

Moralement gris, quel titre loufoque pour un être aussi coloré qu’est Yannick de Martino, pourtant c’est le titre qu’il a choisi pour nous présenté son premier deuxième 60 minutes en solo lors du festival Zoofest.

Vendredi soir dernier, j’ai eu le privilège de voir ce spectacle plein de mordant, à la fois déluré, mais très sensé. En fait, on pense souvent à tort que Yannick est humoriste absurde, quand en vérité, il est complètement posé, décriant des fléaux de la société ou de simples anicroches de la vie, mais dans son rythme qui lui est propre.

En rentrant sur scène il nous est sorti: « J’aime ça jouer ici, ça me rappelle qu’un jour, je vais mourir », pour faire référence aux décors particuliers du bar les Katacombes. Par la suite, les blagues ce sont enchaînées les unes après les autres, sur tous les sujets possibles et inimaginables, des pick-up lines, des meilleurs endroits pour tomber, de la beauté de la langue française, l’influence des films d’amour sur les femmes, le phénomène de l’obésité, la mort la pollution, tout y est passé. On a même appris l’admiration sans bornes qu’avait Yannick pour Brad Pitt, il en dit d’ailleurs : « Je suis sûre qu’il connaît les familles et sous-familles de papillons par leurs noms. (…) Être fille je coucherais avec Brad Pitt, non peut importe je coucherais avec Brad Pitt. »

Parmi mes blagues préférées de la soirée :

  •  « Ranch c’est pas une saveur c’est une maison d’hébergement pour cheval. »
  •  « Le tofu c’est de la gomme que tu as le droit d’avaler. »
  • « Je célibataire par choix, ce n’est pas le mien, mais c’est un choix pareil

Une des parties les plus drôles et les plus touchantes du spectacle est sans aucun doute le moment où Yannick nous parle de sa jeune paternité, de comment il est devenu père, à comment il vit ça aujourd’hui, combinée à la manière dont lui a été élevé. On apprend comment sa mère, une maman-célibataire l’a élevé en jouant à des jeux du genre « comment être une femme célibataire autonome dans les années 2000 ». De ses anecdotes sur sa mère et son fils, on comprend vite que dans les deux cas, l’a pomme n’est pas tombée bien loin du pommier.

Bien que je connaissais assez bien le matériel de Yannick, pour avoir suivi sa carrière depuis plusieurs années dans le circuit des bars, je me suis vue surprise par chaque blague. En fait, celles-ci me sautaient au visage comme des coups de poing, je riais à chaque fois à en perdre mon souffle et parfois même à m’en plier en deux. Ce soir là, je suis sortie des Katacombes avec une surdose d’endorphine, un excès de bonheur d’avoir ri autant de la sorte. Si au début de sa carrière on comparait Yannick de Martino a l’enfant illégitime des Denis Drolet, quelques années plus tard, je peux vous assurez que celui-ci à développer son propre style et qui deviendra à coup sûr à son tour une référence pour plusieurs.

Toi aussi tu peux aller découvrir l’arc-en-ciel qui se cache sous Moralement Gris les 19-20-21 juillet, 20h30 aux Katacombes dans le cadre de Zoofest.

 

Pour en savoir plus sur Yannick de Martino, voici une entrevue d’une heure réalisée avec lui dans le cadre des Coulisses du rire (Radio Centre-Ville) : ici

 Aperçu du spectacle: ici et ici

Publicités

2 réflexions sur “Yannick de Martino: Tout sauf gris

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s