Corps à Corps avec Frite et Moule

Frite et Moule, photo gracieuseté de Zoofest (Dominique Bernier)

Frite et Moule, photo gracieuseté de Zoofest (Dominique Bernier)

 

Pas encore remise de mes émotions de leur spectacle de l’an dernier, c’est avec beaucoup de fébrilité que j’ai retrouvé les deux « poètes sans fil », Frite et Moule (des Pic Bois), pour leur grande ode au corps humain hier au Monument National.

Nous avons enfin pu en apprendre un peu plus sur la vie de Frite et Moule, ce qui s’est passé avec eux depuis l’an dernier. On a entre autres su qu’ils ont du vivre le deuil de leur mère, car oui on apprend que Frite et Moule sont frère de « même mère, mais de 3 pères différents ». Ils nous ont expliqué en détails les différentes étapes par lesquelles ils sont passés pour enfin vivre l’acceptation de ce départ. D’ailleurs pour célébrer leur mère décédée, ils ont composé un numéro nommé : Avorte-moi avec toi. Aussi surprenant que divertissant.

Par la suite, nous avons renoué avec Célestin (Jonathan Ranger). Cette année, Célestin contrôle enfin sa parole, mais pas ses lubies. Ainsi on apprend qu’il voit maintenant des pénis partout et pour bien vivre avec ce nouveau défi, il en a fait un poème. Encore une fois, Célestin ne sera pas au bout de ses peines, mais je ne peux pas vous en dire plus, il faut aller voir la pièce pour comprendre l’ampleur des défis que la vie lui offre.

Dans un numéro qui se veut pratiquement un hommage à Jamais deux sans toi, Frite et Moule nous ont offert ce que serait pour eux le téléroman parfait aux travers les tribulations de la famille Soucy dans un numéro nommé : Le temps d’un souci. Tout simplement savoureux, surtout quand on comprend les référents.

En fait, les garçons nous refont vivre les années 80 avec oui cet hommage à Jamais deux sans toi, mais aussi à Passe-Partout avec des numéros tels que «Vient suit moi je vais te montrer » et bien évidemment le classique « La main ».

Il y a aussi eu quelques références aux années 90, avec entre autres Julien Bernatchez qui nous a livré à sa façon un extrait du célèbre discours de Stan dans les Boys 1, sans oublier le sketch sur Tambourline qui aurait très bien pu être une œuvre de François Pérusse.

Une heure vite passée, ou les surprises s’enchainaient entre les fous rires. Aller à la rencontre des Pic Bois et leur univers disjoncté, s’est allé à la rencontre du grand n’importe quoi, mais pas fait n’importe comment. Dans leur univers abstrait, on y retrouve un bouillon de culture, de métaphores poétiques, d’images quasi cinématographiques. Il faut assurément y aller l’esprit ouvert, et vous aussi vous pourrez vivre ce beau voyage au travers du corps humain. Les Pic Bois, des artistes libres à découvrir et redécouvrir, mais surtout des classiques à en devenir !

Corps à Corps avec Frite et Moule, du 12 au 18 juillet à la Ballustrade du Monument National (je vous conseille de réserver vos billets, car c’est très souvent « sold out » )

 

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