Grand Rire: Gala de Michel Barrette

Numéro d'ouverture du gala de Michel Barrette

Numéro d’ouverture du gala de Michel Barrette

Samedi dernier, dans le cadre des festivités du Grand Rire de Québec, j’ai eu la chance d’assister au gala de Michel Barrette.

On ne va pas dans un gala de Michel Barrette en pensant que ça finira tôt. Voir Michel Barrette c’est comme aller voir Jean-Marc Parent, on sait à quelle heure le spectacle commence, mais on ne sait jamais à quelle heure il finira. À la blague, Michel Barrette a même dit : « Un gala animé par Jean-Marc Parent et moi, ça durerait 2 mois et demi minimum ». Les gardiennes de Québec ont dû faire de l’argent samedi dernier, car le gala de Michel Barrette fut le plus long de toute l’histoire du Grand Rire, plus de 4h30 de spectacle !

4h30 de spectacle, c’est 4h30 durant lesquelles ton corps produit un surplus d’endorphine à force de rire encore et encore. J’ai sorti de là, les fesses en compotes, les joues crampées, les mains rouges, affamée, mais surtout le sourire aux lèvres, parce que l’organisation du festival venait de nous servir une belle brochette d’artistes.

Le spectacle a commencé avec un monologue de notre hôte, Michel Barrette, qui expliqua comment les technologies ont tué les « raconteurs », en prenant exemple sur son paternel. « Avant mon père c’était un raconteux et la minute qu’il a eu sa première ciné-caméra il est devenu un filmeux ».  Il a bien raison, on perd ce plaisir de raconter nos histoires, à la place on les tweets, on les « vines », on les met sur YouTube, mais on oublie de les sortir de notre bouche. Afin de nous replonger dans l’esprit des « conteux » d’histoire, il nous a offert un sketch en compagnie de Pierre Hébert, Réal Béland et Sylvain Larocque, afin de nous raconter des blagues comme dans le bon vieux temps.

Simon Leblanc sur les planches du Grand Théâtre de Québec, durant le gala de Michel Barrette

Simon Leblanc sur les planches du Grand Théâtre de Québec, durant le gala de Michel Barrette

C’est avec émotion que j’ai vu mon ami Simon Leblanc se faire présenter sur scène par Michel Barrette. J’ai toujours trouvé que Simon était dans la même veine que Barrette, en faisant de chaque petit moment de la vie une belle histoire, une anecdote drôle qui peut durer des heures. Il n’a pas déçu le public, ni Michel Barrette, en nous racontant son aventure de canot avec son beau-frère. Numéro qui lui a d’ailleurs valu la première ovation debout de la soirée.

Pour les ovations debout, le public de Québec est très généreux, ce soir-là, pratiquement tout le monde de la première partie a eu droit à son ovation debout et j’ai eu des échos qu’il a été de même pour ceux qui remplissait la salle du Comédie Club. Quand le public de Québec aime, il aime fort et en est très démonstratif. Ça rajouter à l’aspect chaleureux du festival.

Dans la première partie, il y eu aussi Étienne Langevin qui est venu nous parler de la grossesse de sa blonde, Claudine Mercier qui est venue nous jaser mammographie, Sylvain Larocque qui est venu nous servir des « liners » sur la vie de couple, Stéphan Poirier qui est venu jaser de son enfance et du renforcement positif.

Il y a eu aussi Silvi Tourigny dans son costume de Carole qui a fait un duo avec Stéphane Fallu, sur comment devenir un bon parent. C’est étrange, car malgré son Olivier pour sa série web, il y a eu un délai quand elle est montée sur scène, le public ne l’a pas reconnu immédiatement. Ça l’a occasionné un petit malaise, mais il a vite été rattrapé, puisqu’elle et Fallu ont eu droit à une demi-ovation debout ( la moitié du parterre c’est levé).

Olivier Barrette donnant la réplique à son père

Olivier Barrette donnant la réplique à son père

Le moment le plus fort de la première partie et sans doute un des moments les plus forts du gala est sans aucun doute le numéro sur le suicide que nous a offert Michel Barrette. Michel Barrette qui a déjà flirté avec des idées suicidaires lorsqu’il était plus jeune nous a offert l’hypothèse de ce que la vie pourrait être s’il était possible de voir notre « nous » du futur et tout ce qu’on pourrait manquer en commettant l’irréparable. Il a mis cette théorie en pratique en nous offrant une « discussion » avec son « lui » du passé, en lui racontant tout ce qu’il aurait manqué s’il avait vraiment sauté du pont. C’est son fiston, le comédien Olivier Barrette à qui est venu la tâche de jouer le Michel du passé. Olivier est connu depuis quelques mois du grand public pour son rôle dans la série Unité 9. Il a su émouvoir une fois de plus le public en jouant un jeune Michel empreint d’émotion.  Un très bon comédien qu’on n’a clairement pas fini de voir dans nos écrans et sur les planches. Ce numéro a valu une chaude ovation debout et plusieurs larmes. Impossible de rester insensibles devant père et fils. CHAPEAU !

Avec autant d’émotion en première partie, les artistes passant en deuxième partie ont dû travailler fort pour venir chercher le public. La fatigue commençait à se faire sentir dans la salle et certains artistes ne l’ont pas eu facile. 

Malgré tout, ça été une belle occasion de découvrir la gagnante du concours Mon Premier Grand Rire, Raphaëlle Beaupré, qui a été coachée par Daniel Lemire pour le numéro qu’elle nous a présenté. Elle nous a offert un numéro sur l’adolescence. Simple et efficace. Certes, cette petite devra trouver son clown intérieur, mais elle est vraiment dans le bon milieu. Je ne serais pas surprise de la revoir sur les planches dans les prochaines années.

J’ai aussi adoré renoué avec le numéro sur la pratique d’entrevue des Denis Drolet. Je ne me lasserai jamais de voir Denis Barbu se prendre pour l’élu de Merlande. Ce numéro est tiré de leur dernier spectacle.

Michel Barrette a aussi mis les mots justes sur la vieillesse, en nous parlant de ses grands-parents, qui se font vieux. Ils n’ont peut-être plus toute leur santé ( sa grand-mère sourde et son grand-père quasi aveugle en chaise roulante électrique), mais ils sont toujours aussi drôle, du moins dans les histoires de Barrette. 

Remise du nez d'or à Michel Courtemanche, pour l'ensemble de sa carrière.

Remise du nez d’or à Michel Courtemanche, pour l’ensemble de sa carrière.

Grand momentd’émotions, dans une finale ou le président du Grand Rire, Sylvain Parent-Bédard a remis le nez d’or à Michel Courtemanche, pour souligner l’ensemble de sa carrière ainsi que toute son implication dans le milieu humoristique et culturel. Un moment très émouvant où la salle a pris plaisir à ovationner leur artiste chéri.

On prit part aussi au gala Joël Legendre, Ben Lefebvre, Boucar Diouf, Matthieu Gratton, Julien Tremblay, Didier Lucien, Luc Senay et André-Philippe Gagnon.

Vous pourrez voir des parties de ce gala dès cet automne à Radio-Canada.

 

 

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