Gala Juste Pour Rire- Le Party à Jean-François Mercier- JPR 2011

C’était avec une certaine excitation que je me suis dirigée hier au gala de Jean-François Mercier, tout d’abord parce que c’était le premier vrai gala que je voyais (dans le passé, je n’avais couvert que ceux de la relève), que c’était dans une nouvelle salle, le Wilfrid-Pelletier, la plus grande de la Place-des-Arts et que c’était Jean-François Mercier, un de mes humoristes chouchous et le vôtre aussi (si l’on se fit à son Olivier de l’année).

Grâce à l’invitation d’une amie qui a profité de la journée du « Poisson d’avril » de Juste pour rire, où pour 5 $ elle a pu avoir des places pour les galas de son choix et au parterre en plus. Je tiens à préciser que c’est une très belle initiative de Juste pour rire d’avoir fait une telle promotion quand on sait que ces galas se vendent habituellement pour quelques centaines de dollars. J’ai ainsi pu voir de mes propres yeux le nouveau décor et l’atmosphère de cette « nouvelle salle ».

Gala à Jean-François Mercier- Juste pour Rire 2011 photo par Marie Jetset

Retournons au gala de Mercier. Tout d’abord son vidéo de présentation était très bien fait avec un Martin Drainville parfait dans son rôle de gardien de prison. En fait, en le voyant je me suis dite que c’était dommage qu’on ne le voit plus autant car il est un excellent comédien. Bref, il ne fallut que quelques instants pour que Mercier nous fasse tomber dans les clichés qui entourent sa réputation, soit les blagues salaces et les jolies filles couvertes de latex. D’ailleurs son entrée sur scène c’est fait avec une parodie du vidéo de Lady Gaga,Born This way. Pour l’occasion, même le fameux « Zombie Boy » fut de la partie. Après cette entrée musicale, le King nous bien sur introduit au thème de sa soirée, soit sa soirée d’anniversaire pour ses 44 ans, en étant fier de le fêter seul cette année et de ne pas être obligé de partager encore ce moment avec Louis Morissette. Après quelques pics lancés sur son ancien collaborateur (absent à ce moment de la soirée), Mercier nous introduisit à Pierre Hébert, figure montante de la relève établie de l’humour et membre des 5 Prochains. Pierre nous fit l’un de ses meilleurs numéros du moment, non pas sa fameuse reprise du personnage de Renaud, mais bien en nous racontant l’anecdote qui l’a amené à ce faire circoncire à l’âge de 18 ans. Bien que le sujet peut paraître corsé, au travers des mots de Pierre Hébert on ne peut que compatir et rire de ce malheur. S’en suivit d’une solide performance de Guy Nantel qui nous parla une fois de plus de la bêtise humaine, de par les gens qui se plaignent pour rien en passant par le phénomène de l’obésité morbide. Le public riait, bien qu’il l’obstinait parfois, car oui même dans les galas, il y a toujours un fin-fino de la première rangée en manque d’attention qui décide tout le temps de contredire le comic sur scène. Comme quoi le prix des billets influencent peu sur la bêtise humaine aussi.

Par la suite, le King nous introduisit à son invité international, la star de l’humour francais Jean-Marie Bigard qui nous offrit son numéro sur l’exorcisme. Malgré son statut, la foule est restée que polie face aux blagues qui nous étaient présentées. Certaines des expressions utilisées trop françaises laissaient plus souvent qu’autrement des points d’interrogations dans les yeux des spectateurs qui ne demandaient que de rire. Par chance, l’arrivée de Martin Cloutier du duo Dominic et Martin est venu sauver quelque peu la mise avec la présentation de son « cadeau » au King. Ce numéro était en fait un numéro de groupe où se succédèrent Dominic Sillion et les DenisDrolet, ce moment fut d’ailleurs l’un des plus fort de la soirée.

Qui dit Jean-François Mercier, dit aussi Mike Ward, l’un de ses meilleurs amis. Il était donc normal de le voir sur scène pour venir nous présenter l’un des numéros tirés de son spectacle S’eXpose aux spectateurs de la Place-des-Arts. Ainsi dans son vocabulaire propre à lui, Mike nous présenta les hauts et les bas du Viagra, ce qui lui valut, sans vouloir faire un jeu de mots, une ovation debout bien mérité. J’aime quand les gens comprennent le deuxième degré.

Nous ayant habitué aux « pitounes » c’est plutôt avec des hommes aux torses nus huilés que Jean-François Mercier nous amena vers l’entracte. Ainsi Jimmy d’Occupation Double et ses collègues du club 281 sont venus nous offrir un numéro. Personnellement ce numéro ne m’a pas diverti, car je ne suis pas fan de ce genre de divertissement et qu’en voyant le tout, cela m’a ramené au débat comme quoi les gens de l’industrie pornographique ou sexuelle n’ont pas vraiment leur place en humour. Pour l’entracte, on nous a fait passer des torses huilés au bedonnant dansant Claude Genais, un genre de « facilitateur d’attente nue, bedonnant et beaucoup trop énergique ». Encore là,personnellement j’aurais préféré voir un Pascal Morissette nous faire patienter, mais ce n’est que mon opinion personnelle.

Guillaume Wagner triomphant au gala de Jean-François Mercier

Au retour de la pause, Mercier nous a offert un numéro sur la vieillesse et sa peur de vieillir. Ensuite s’amena sur scène Guillaume Wagner, découverte de l’année au dernier gala des Olivier et Nobody récurant du King de V. Celui-ci est venu nous présenter un de ses numéros les plus pratiqués, que je connaissais d’ailleurs par coeur, pour en avoir vu les balbutiements du temps qu’il était animateur au St-Ciboire. Le public l’a adoré, assez pour avoir eu une demi-ovation debout le soir où j’étais dans la salle et une ovation debout complète le lendemain lors du gala télévisé. Après lui, c’est amené André-Philippe Gagnon, qui malheureusement n’a plus la cote auprès du public comme il pouvait l’avoir au début des années 1990. Le public souriait ou riait discrètement de ses imitations, parfois quelque peu ratées ou voir carrément louches. S’il maîtrise très bien des voix à la Barry White, il y eut un malaise général lorsqu’il tenta d’imiter Jubilaire de la soirée…

Pour remettre un peu d’action, Mercier nous est revenu en nous offrant un numéro avec des blagues sur les grosses personnes. Malaises et fous rires étaient assurés, le public a adoré. Il nous a par la suite amené le grand fascinateur Messmer qui hypnotisa Martin Cloutier sur scène. Un numéro très troublant de sa part de véracité. Enfin, Dominic Paquet est venu nous faire rire de bon coeur en nous racontant les mésaventures d’un homard qui fini dans une casserole où de ce qui se passe dans la tête des chiens non castrés, le public était conquis.

Pour clore le spectacle, Louis Morrissette c’est amené sur scène pour échanger quelques blagues avec le fêté de la soirée, lui amené son gâteau d’anniversaire. Le public a quitté la salle au son d’un rap de Bengee.

En somme, j’ai bien aimé ma soirée, quoiqu’il y eut beaucoup de moments à plat, mais qui apparemment ont été coupés pour la version télévisée du gala présenté le lendemain. Ainsi M. Bigard et M. Gagnon furent remplacés par un Patrick Groulx en feu, et en tout la deuxième soirée aura eu plus de 5 ovations debout à ce que me rapportaient mes sources dans les médias sociaux. C’était un gala à l’image du King, irrévérencieux, drôle et divertissant.  À revoir sur Illico pour les fans du King de V!

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