Mon gala des Olivier

Je pourrais vous faire comme tous ses journalistes culturels et vous relater en détails le déroulement de la soirée des Olivier, avec ses gagnants, qui portaient les plus belles tenues et qui accompagnaient qui, mais je vous sens déjà blasé et La Presse et 7 jours le font mieux que moi.

Pour cette 13e cérémonie des Olivier, exit le linge mou devant mon écran cathodique, j’ai mis le paquet en m’achetant une somptueuse robe de soirée à rabais, sortie mes talons de 4 pouces et je me suis payée un billet pour la cérémonie. Mais ce n’est pas n’importe quel billet que je me suis offert. J’aurais pu être au balcon comme une centaine de gens du public, mais grâce à mes contacts j’ai pu me retrouver « plateau » et être assise à quelques bancs seulement de François Morency, Louis-Josée Houde, Les Appendices et compagnie. Bref c’est donc au coeur de l’action que je me suis retrouvée pour couvrir le dernier gala télévisé de la saison, mais gala qui ouvre la haute saison de l’humour.

Deux filles trop heureuses d'assister à l'évènement crédit de la photo: My-Linh Nguyen

Comme le gala est télévisé et en direct, on devait donc arriver entre 2h et 45 minutes d’avance dans la Tour de Radio-Canada afin d’aller prendre place avant que le spectacle commence; je dis « on » parce que j’étais accompagnée de ma collaboratrice My-Linh qui vivait elle aussi l’évènement avec moi. Dame Nature n’ayant pas trop été de notre côté ses derniers jours, le tapis rouge qui devait avoir lieu à l’extérieur c’est transporté dans un des couloirs de Radio-Canada, celui qui mène au Studio 42, là où était tourné le gala. À titre d’information, le Studio 42 est le plus gros studio de la tour radio-canadienne, c’est dans celui-ci que sont tournés les émissions Tout le monde en parle, Les Enfants de la télé ou encore La Fureur dans le passé. Les gens ne faisant pas partie de l’industrie ou n’étant pas des têtes d’affiches ont été invité à rentrer dans les premiers dans la salle ou patienter dans la cafétéria de Radio-Canada, le temps que les stars fassent leurs entrées.

Une fois dans le studio 42, on se retrouvait dans un décor de théâtre, très festif avec ses grands rideaux rouges et ses panneaux de lumières. Au fond de la scène, un écran géant, faisant déferler à répétition les mots Gala Les Olivier, dans la salle des gens qui prenaient place, les vedettes qui arrivaient aux comptes goûtes, des gens qui se prennent en photos, d’autres qui textent ou qui twitent le temps de patienter. Au parterre, la foule était animé par Luc Cauchon, alias Super Cauchon. Tout au long de la soirée, les places vident étaient comblées par des étudiants de l’école nationale de l’humour.

Bien que tout le gratin de l’humour était présent dans la salle, Rachid, Anthony Kavanagh, Stéphane Rousseau, Gilbert Rozon, Mike Ward et j’en passe; la relève de l’humour étaient très bien représentée. En plus des cinq nommés dans la catégorie découverte de l’année, soit Geneviève Gagnon, Guillaume Wagner, Étienne Dano, Eddy King et Olivier Martineau, dans la foule il y avait aussi les excellents François Bellefeuille, Stéphane Poirier, Korine Côté, Cathleen Rouleau, Frank Grenier et plusieurs autres. Fait amusant, Korine et Cathleen étaient assise de part et d’autres de Billy Tellier et celui-ci s’amusait à prendre les genoux ou les épaules de ses voisines de chaises dès que la caméra tombait sur lui. Bien que cette année les Girly n’on pas été invité à présenter un prix, elles étaient tout de même toutes présentent dans la salle. Vous auriez dû les voir arriver ensemble à Radio-Canada, le pas synchronisé, les cheveux dans le vent, on aurait cru à un remake québécois de Sex and the City. Ce genre de complicité palpable même en dehors de la scène ne peut que nous laisser présager une excellente 3e édition de ce spectacle cet été.

Durant le gala il nous était interdit de prendre des photos ou d’utiliser nos appareils électroniques, du genre téléphones intelligents, alors aux pauses publicitaires tous avaient le réflexe de sortir son cellulaire. Si certains c’étaient pour brasser des grosses affaires, dans mon cas c’était pour vous twitter résultats et impressions de la soirée. Autres faits intéressants, bien que nos places au Plateau sont les plus dispendieuses et convoitées, elles ne sont pas des plus confortables. Ainsi nous étions assis sur des chaises de plastiques à peine rembourées, attachées les unes aux autres au sol. De plus la vision sur la scène pouvait à tout moment être obstruée par des techniciens, des caméramans ou autres. En fait je vous dirais que les détails se passant bas sur la scène étaient difficilement percevables pour tous, ainsi je devrai réécouter le gala afin de voir ce qui m’a échappé.

Tout le plublic et les gens des médias sont unanimes, le numéro d’ouverture fut le meilleur des Chick’n Swell depuis leur collaboration aux Olivier, mais aussi une des meilleures ouvertures tous galas confondus. Comme les Chick’s l’ont mentionné à quelques reprises au courant de la soirée, il a fallu plusieurs techniciens pour arriver à un tel résultat. Parmi ceux-ci on comptait aussi quelques anciens étudiants de l’ENH, tel que Martin Racine des Souverains du Désir, Charles Beauchesne des Dandy du Drame ou Martine L’Écuyer qui donne dans l’humour burlesque. Au cours de la soirée, sur scène nous avons eu aussi la chance de voir quelques figurants pour certains numéros. C’était le cas pour le numéro sur la chanson Walkin on Sunshine, sâchez que les danseurs derrière Francis, Daniel et Ghyslain étaient nul autre que Martine L’Écuyer, Alexandre Dusseault ( qu’on a pu voir en 2009 à En route vers mon premier gala) et Jonathan Lord, que les fans des soirées Humour G.H.B. connaissent pour ses reprises de chansons à saveur gore.

En plus du numéro d’ouverture, un numéro qui a beaucoup marqué votre attention si je me fis à ce que j’ai lu sur les réseau sociaux au courant de la soirée est le vidéo qui a suivit la victoire de Jean-Michel Anctil pour spectacle de l’année, où un fan très fanatique exprimait son mécontentement face au fait qu’il avait été oublié dans les remerciments de Jean-Michel. Soyez sans craintes, ce n’est pas un échappé de l’asile, il s’agit plutôt de Phil Roy, finissant de la cuvée 2011 de l’ENH. Lecteurs assidus, si ce nom vous est famillié, c’est que je vous ai parlé de lui comme un de mes coups de coeur peu avant Noël. Si tout comme moi vous êtes tombé sur le charme de son humour, sachez que Phil possède maintenant une fan page Facebook© ainsi qu’un compte Twitter, vous pourrez ainsi le suivre dans l’évolution de sa carrière.

Bien que la fatigue se faisait sentir vers la fin du gala, tous eurent un regain d’énergie en voyant sur scène réunit deux monuments de l’humour, Dodo et Denise , à qui nous avons offert une ovation debout. En plus de la surprise de les voir réunit sur scène, nous avons eu comme vous la surprise de voir le King de V couronné Olivier de l’année, en supplantent Louis-José Houde à qui le prix était pratiquement remis automatiquement à tous les ans depuis 4 ans. Il faut croire que la campagne électorale de Mercier et sa grande présence dans les médias avec sa quotidienne lui auront permis de se rapprocher assez du public. Je suis très contente pour lui car il était dans mes favoris, mais je dois l’avouer, mes votes cette année avaientt été du côté de son ami Mike Ward.

À la fin du gala, l’autobus du showbizz nous attendait tous pour nous amené à l’endroit où se tenait le parti d’après-gala. Je pourrai dire qu’une fois dans ma vie, j’ai pris un autobus de la STM en compagnie de Louis-José Houde et Étienne DePascillé ( le gars de Watatatow qui joue dans En Audition avec Simon). Après avoir profité de l’excellent buffet et du vin à volonté, j’ai gentillement serré les mains de mes vedettes chouchous, dont Stéphane Rousseau et Rémi-Pierre Paquin. J’ai fait la fête avec mes amis de la relève, j’ai eu mal aux pieds dans mes escarpins trop hauts et comme bien des gens j’ai passé ma soirée a admiré en secret et à haute voix la vertigineuse coiffure rockabilly de Catleen Rouleau.

Bref, Hugo Dumas a regardé et commenté le gala en linge mou en buvant du soda, moi j’étais là au gala dans mes plus beaux apparats, parce que c’est ça vivre dans Les coulisses du Rire.

Tony Touch et Marie Jetset aux Olivier 2011 photo prise par Yves Haché

Pour voir de jolies photos du tapis rouge des Olivier, allez voir celles prises par Yves Haché  ici.

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