Première sortie publique des 1ères années de l’ENH-2e partie

C’est une deuxième partie tout aussi endiablée qui nous attendait dans l’auditorium de l’ENH. Après une petite pause de 10 minutes, mes joues et ma rate étaient prêtes à recevoir une autre tonne de blagues plus drôles les unes que les autres.

Vincent Richer

Vincent Richer, que le public a entre autre pu connaître grâce au concours En route vers mon premier gala Juste pour Rire, eut la tache d’ouvrir cette deuxième partie. C’est dans le rôle d’un musicien un peu hipster et totalement incompris dans son art que Vincent nous offrit ses blagues sur un plateau d’argent. Si sa première performance à En route en avait surpris plus d’un, cette première présentation publique dans le cadre de l’ENH n’a fait que confirmer le grand talent dont est empreint Vincent. Bien que le personnage qu’il jouait nécessitait le fait qu’il soit assis tout le long de son numéro, il n’a pas manqué de présence scénique et tous ont ri des blagues de ce musicien de salon. Vincent vraiment sur une belle lancée, un autre beau papillon qui prend son envol.

 

Alexandre Bisaillon

Dans un numéro très rythmé d’un gars un peu parano, anxieux et hypocondriaque, Alexandre Bisaillon étonna tout le monde de par son énergie et sa présence scénique. Dans son anecdote de gars anxieux de prendre le métro, dans ses descriptions très imagées, on ne pouvait que se sentir avec lui dans ce wagon des malaises. Alexandre est énergique et vif d’esprit, bien que ses blagues pourraient rapidement tomber dans l’humour physique, il sait très bien manier les mots. Comme lui-même le dit dans son numéro, même Forrest Gump s’il le rencontrait le trouverait weirdo, on le trouve malgré tout très sympathique et très attachant. Alexandre est très à l’aise sur scène et occupe vraiment tout l’espace. Bien qu’il soit jeune, il a déjà écrit un one-man show. À défaut de me répéter, s’en est un autre qu’il faudra surveiller dans les prochaines années.

 

Mikael Dallaire

Le troisième de la deuxième partie, Mikeal Dallaire, en est un autre qui n’est pas à ses premières armes en humour. Animateur et co-fondateur des soirées El Drôle au Nacho Libre, Mikeal nous offrit un monologue de type humour absurde. Mikael nous parla de sa lampe magique et des souhaits extraordinaires qu’il pourrait faire avec celle-ci, comme avoir un lynx et boire de la slush à l’infinie. Pour avoir vu Mikeal dans d’autres genres d’humour, bien qu’il est versatile, l’absurde lui va très bien. Bref, l’école ne fait que parfaire le talent d’humoriste de Mikeal.

 

Jolène Ruest

La quatrième place de cette deuxième partie était réservé à une deuxième fille, Jolène Ruest. Jeune fille très colorés, autant dans son vocabulaire que son habillement, elle nous présenta comme numéro un monologue pour son amour pour les « Poils communistes » comme elle aime si bien les appeler.  Elle nous offrit donc un numéro qui est en lien avec l’image qu’elle projette, en nous vantant les avantages de son couple gauchiste alter-mondialiste. Elle est très énergique et très engagée dans ses propos. Elle joue dans un créneau qu’on ne voit pas souvent dans la relève de l’humour, reste à voir si elle continuera sur ce ton dans ses numéros futurs.

 

Simon Laroche

Qu’est-ce que la vie d’une piniata? C’est en chat fait de papiers mâchés colorés et de bonbons que Simon Laroche nous offrit son premier numéro public en tant qu’étudiant de l’ENH. Tantôt trash, tantôt sympathique, on ne pouvait qu’être charmé par ce personnage très coloré, qui nous racontait en détails les hauts et les bas d’une piniata.  C’était simple et efficace. Simon nous a prouvé qu’il était excellent en personnage, s’en est un autre que j’ai hâte de découvrir dans un autre style, car il avait un très bon texte.

 

Shawn Langlais

L’avant dernier de la soirée, Shawn Langlais, décida de nous abordé avec ses problèmes de myopie et de ses péripéties avec ses verres de contacts. Bien qu’on le sentait quelque peu nerveux, Shawn a su nous livrer la marchandise avec ses descriptions très imagées. On ne pouvait que faire de la projection ou voir dans nos têtes les scènes décrites. Il nous a fait rire, il nous a fait sourire. Je repense à sa mimique de gars qui voit rien qu’il appelle affectueuse « la face du qui gars qui trouve que ça pue » et on ne peut que tous pouffer de rire. On voit que ça bouillonne en lui, j’ai hâte de le voir à la fin de l’aventure de ses 2 ans d’école pour en voir le produit final, car le prototype est très attachant.

 

Josiane Aubichon

Le spectacle c’est clos sur la 3e fille de la cohorte, Josiane Aubichon. C’est une autre qui m’a grandement marquée, étonnée et surprise de par sa présence, son énergie et son talent. Si Eric nous parlait de son admiration pour Charles Tyssère, Josiane elle nous parla de sa passion, sa vénération pour une autre personne mythique, nul autre que le Bonhomme Carnaval. Avec une gestuelle et un solide texte, Josiane nous a fait rire du début à la fin. Avec une énergie qui nous rappelait un peu François Bellefeuille au début de son monologue, rapidement elle a imposé son rythme et son style, franchement une de mes découvertes préférées de la soirée. À la fin de son numéro, on avait le goût de devenir son ami et nous aussi on était en amour avec Bonhomme. Si elle garde cette énergie, Josiane Aubichon sera sans aucun doute un nom que vous entendrez partout d’ici 5 ans.

Ce spectacle des premières années me fit dire et penser que l’humour au Québec se porte très bien, on aura beau dire qu’on a parlé de tout, cette nouvelle génération sait nous apporter de nouveaux angles de vues. Ils sont frais, ils sont beaux, ils sont énergiques, ils savent par où passer pour arriver à leur fin. Parce que le milieu est ce qu’il est, c’est à dire que ça prend environ 3 à 5 ans pour faire partie de la relève établie ( ceux qui vivent de l’humour sans être des méga-stars), je ne serais pas surprise de voir plusieurs des noms de cette cohorte que j’ai vu ce week-end ressortir du lot. Les stars d’aujourd’hui ont à bien attacher leurs tuques, car nos stars de demain en ont plus d’un dans leurs sacs. Je me considère vraiment choyée d’avoir pu assister aux balbutiements de plusieurs longues et valeureuses carrières. Je les ai à l’oeil, et je leur souhaite à tous de brillantes carrières.

 

Pour en savoir plus sur l’École Nationale de l’humour, je vous invite à consulter leur site Web.

 

Je tiens à remercier Tony Touch sans qui ces articles n’auraient pas été possible, et à ses 13 autres comparses de m’avoir fait rire avec coeur.
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