Première sortie publique des 1ères années de l’ENH-1ère Partie

Dans le petit auditorium de l’École Nationale de l’Humour se tenait ce week-end la première apparition publique des étudiants de première année en création humoristique. Le principe est simple, pendant 5 vendredis consécutifs, les élèves ont dû présenter à leurs professeurs émérites 5 numéros de 7  minutes chaque. Au terme de ces 5 semaines, les professeurs choisissaient le meilleur numéro des 5 et le retravaillait les 5 autres semaines avec chacun des étudiants, le tout dans le but de monter le spectacle de Noël.

Cette année, la cohorte comporte 14 étudiants, tous plus fantastique les uns que les autres. Je ne sais pas si c’est une particularité de cette année, ma collègue My-Linh pourrait certainement mieux vous le dire que moi, mais cette année, plusieurs étudiants n’en étaient pas à leurs premières armes en humour. Je reconnue plusieurs noms que j’avais pu voir soir dans les soirées laboratoires de la métropole ou même à En Route vers mon premier gala. J’avais donc hâte de revoir ces visages dans un cadre scolaire avec la structure académique imposée par l’ENH. J’ai été agréablement surprise.

Le Sapin de l'ENH

Ils ont ouvert le spectacle avec le traditionnel sapin de Noël, où pendant 5 min une série de petits sketchs portant sur ce qu’on peut entendre dans le sapin, défile rapidement dans le but de préparer notre rate à être bien dilaté pour le reste du spectacle. Croyez-moi ma rate et mes muscles faciaux en ont eu pour leur argent (même si c’était gratuit).

 

Benjamin Picaud

Le premier à briser la glace fut Benjamin Picaud, un jeune humoriste fraîchement débarqué de la France, car tenez vous le pour dit, notre école de l’humour rayonne partout dans le monde. Bref cet exilé de l’Hexagone nous expliqua son amour (ou plutôt obsession) pour l’actrice québécoise Elisha Cuthbert. Franchement sympathique comme ouverture. Bien qu’il ne bougeait pas beaucoup, on sentait son aisance scénique, son charisme enveloppait la scène, ça paraissait qu’il en était pas à ses premières armes en humour.

 

Rabii Rammal

Le second a nous avoir été présenté, Rabii Rammal, nous offrit un monologue sur les joies de recevoir des certificats cadeaux, surtout lorsque cela provient de gens qui nous connaissent visiblement mal. Bien qu’on le sentait un peu nerveux, facteur tout à fait normal quand ta famille occupe les premiers rangs de la salle, il avait un texte très solide.  Grâce à lui j’ai retenue qu’un certificat cadeau était une manière de quantifié un amour sur un bout de plastique, mais surtout que lorsque tu reçois une carte cadeau métro, c’est que tu es visiblement pauvre et ton entourage te le rappel. J’y repense et la ris encore.

 

Tony Touch

Le troisième à nous avoir été présenté est Tony Touch. Tony que le public connaît peut-être déjà, car il y a déjà deux ans qu’il court les soirées d’humour laboratoire. Il a même animé pendant une saison un spectacle dans un bar de la rive-sud de Montréal. Bref, lui qui nous avait habitué à un humour plus crunchy dans les bars, nous revient avec un monologue intelligent, il remet en question le fait qu’il a déjà rêvé avoir 12 enfants, en se questionnant sur comment sera sa future progéniture avec lui comme père. Pour le connaître depuis longtemps, j’ai aimé le voir sortir de sa zone de confort, l’école le force à aller au-delà du personnage du gars tatoué. Je l’ai vu en chenille, je l’ai vu se transformer en papillon et là je le vois apprendre à voler, bref un nom à surveiller.

 

Laurie Desjardins-Dufresne

La quatrième personne à nous avoir été présenté fut la première des 3 filles que compose cette cohorte. Laurie Desjardins-Dufresne nous proposa un numéro sur gagner à la loterie avec comme message, peu importe le montant, on sera toujours insatisfait dans la vie. Ainsi  pendant 7 minutes, elle nous fit rire en nous énumérant toutes sortes de chose que l’ont peut faire avec 200 millions de dollars. Ma préférée, s’acheter un piano à queue avec Micheal Bublé, elle aussi je la ris encore. Laurie habite très bien la scène, si je devais la comparer à un humoriste je dirais qu’elle a un petit quelque chose de la girly Nadie Massi par son attitude.

 

Martin Boileau

Le cinquième fut Martin Boileau dans une tragé-comédie nommé L’Universaire. Martin entre dans la peau d’un personnage un peu beige qui célèbre son anniversaire en solitaire. Bien que le sous-texte est très triste, puisqu’il raconte la vie d’un homme seul et sans amis, l’interprétation de Martin est très solide et chacun de ses gags rentrent très bien, comme on dit dans le milieu, il a le sens du punch très calculé. Je suis curieuse de le voir sans personnage, j’ai hâte de voir ce qu’il nous réservera pour le show du printemps.

 

Eric Trottier

Habituellement, je n’aime pas me commettre de la sorte, surtout que j’ai bien aimé les 14 étudiants, mais le 6e étudiant qui nous a été présenté m’a littéralement subjugué par son aplomb, sa prestance, mais surtout par la qualité de son monologue. Il s’agit d’Eric Trottier. Eric fit son entrée de scène sur Fait moi la Tendresse de Ginette Reno, déjà on pouvait s’attendre à n’importe quoi. Il nous livra un monologue des plus surprenant sur sa très grande admiration pour l’animateur Charles Tyssère, oui oui le gars de Découverte. C’était tout simplement sublime. Eric joue dans l’humour intelligent, avec des mots savamment choisis et des référents culturels précis. Ceux qui disent que les humoristes parlent mals et n’ont pas de culture, c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas vu Eric Trottier. En plus de son texte solide, c’est un jeune homme qui a beaucoup de prestance et habite bien la scène. J’ai hâte de voir au fils du temps s’il gardera le même standard.

 

Christian Seradura

Enfin, la première partie de ce spectacle fut close par un autre expatrié, le belge Christian Seradura. Christian nous offrit un numéro sur comment il serait plus facile de vivre avec la téléportation, en allant même nous donner la recette pour nous téléporter. Le personnage dans lequel il était, me faisait un peu penser à celui que François Létourneau jouait dans Les Rescapés, soit empreint d’une naïveté intelligente, car au bout de 7 minutes on y croit presque à la téléportation. Autre fait amusant, autant dans sa gestuel ( lire ici mimique et non l’accent) que dans son physique, Christian a un petit quelque chose qui rappel Gad Elmaleh.

Déjà à l’entracte, j’étais conquise par cette cohorte, je savais que ce qui s’en venait ne pouvait être aussi fort sinon plus que cette première partie qui n’était qu’excellente. My-Linh qui m’accompagnait était d’accord avec moi sur ce point, l’humour est en santé au Québec et de belles surprises vous attendent dans les années à venir.

 

Suite de la première sortie publique ici…

 

Publicités

Une réflexion sur “Première sortie publique des 1ères années de l’ENH-1ère Partie

  1. Pingback: 2010 en rires «

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s