Le micro de feu

 

 

Affiches officielles du spectacle Le Micro de feu, par Martin Petit, production Avanti

 

En ce mercredi soir gris, pluvieux et froid, Martin Petit avait convié médias et public à assisté à sa grande rentrée montréalaise au Monument National pour son troisième one-man show.

 

Bien avant d’entrée sur scène, le spectacle commence sur une vidéo de présentation sur les origines du micro de feu, micro qui aurait permis à l’homme les plus grandes choses comme les pires abominations de la terre. On regarde les images déferlées devant nous et on y croit à ce mythe  et avec l’arrivée en scène de Martin, ce dernier fait tout pour qu’on y croit jusqu’à la dernière seconde.

 

Après 20 ans de carrière, et un troisième one-man show, on peut parfois penser que la personne a déjà tout fait et tout dit. Martin Petit repousse ses propres limites en abordant plusieurs sujets tabous, que ce soit le sexisme de la part des femmes, les vedettes qui osent parler politique ou encore du phénomène des cougars. Il dit d’ailleurs à ce propos une phrase qui m’a grandement marqué: « On a compris le message, la chatte est sauvage! » Il ose aborder aussi des sujets à conscience sociale tel que les problèmes qu’engendre la conscientisation à l’environnement, où il aime nous rappeler qu’on ne sauvera pas le monde avec les sacs en plastiques. On a eu aussi droit à son opinion et sa version des congés parentaux au masculin, en nous parlant abondamment de comment il vit sa paternité ou encore comment il ne conduit plus maintenant une voiture mais « une boîte à lunch sur 4 roues ».

 

Une de mes parties préférées du spectacle fut sans contredit lorsqu’il parla des malaises, du fait qu’on les assume pas et que pour les faire mieux passer on en change souvent les noms. Par exemple pour parler des gens qui sont tout simplement fucké, on dira qu’ils sont maintenant bipolaires. Cette partie du spectacle a vraiment plu au public, sauf lorsqu’il fit à la vite une blague sur Suzie Villeneuve, la foule a peu réagit, ce qui porta à faire dire à Martin  qu’on pouvait rire de l’euthanasie, mais pas de Suzie Villeneuve. Preuve de nos paradoxes québécois.

 

En fait, comme me l’a soufflé ma comparse My-Linh lors du spectacle, on pourrait décrire le spectacle de Martin Petit selon les mots: subtilité et exagération. Parce qu’il nous faisait souvent comprendre des blagues par des sous-entendus, mais parfois il rendait ses propos complètement ridicule en jouant la carte de l’exagération, le tout dans un but à quelque part de nous conscientiser.

 

Comme je l’ai mentionné en entrée de jeux, il y a maintenant 20 ans que Martin Petit exerce le métier d’humoriste et ce soir en le voyant pour la deuxième fois de ma vie sur scène quelque chose est venu me frapper. J’ai rapidement vu en lui des tics, des manies, des gestuels, des propos que je vois souvent chez certains humoristes de la relève qui sont en train de s’établir. En 20 ans de carrière, Martin Petit a su développé un style qui est propre à lui et de par ce style a influencé toute une génération de jeunes humoristes qui percent de plus en plus la scène.  Nous avons qu’à penser à des gens comme Ben Lefebvre, de par son énergie sa manière d’aborder les sujets, ou encore Louis T, qui lui aussi a une vision éditoriale de la vie, j’irais même jusqu’à dire que des gens comme Simon Leblanc a aussi un petit quelque chose de Petit. Bref, sans vouloir faire de jeux de mots, on peut dire que Martin Petit fait parti de ses « grands noms » de l’humour québécois. Je vais d’ailleurs devoir demander à mes amis qui sont à ENH cette année pour savoir si on parle de lui dans leurs cours!

 

En somme, Le micro de Feu est un show à voir pour redécouvrir Martin Petit, se faire conter des histoires et en rire à en avoir mal aux joues pendant 90 minutes, pour avoir le droit de twitter à un moment précis du spectacle, pour sa musique d’entracte accrocheuse dont j’ai encore les airs dans ma tête, pour la générosité de l’interprète, pour son ensemble quoi. Je sais qu’il est encore tôt pour dire ça, mais je ne serais pas surprise de voir ce spectacle remporter plusieurs statuettes au prochain gala des Olivier… une histoire à suivre….

 

LE MICRO DE FEU, dans une ville près de chez vous jusqu’au printemps 2011, plus d’informations ICI

 

Si jamais vous voulez en savoir plus sur Martin Petit, je vous conseille de le suivre sur Twitter ou encore de lire son blogue. Il est à noté que Martin est un des précurseurs en matière de vedettes qui bloguent au Québec. Si vous voulez en savoir plus sur les coulisses du spectacle, suivez son assistante Marie-Christine Lachance sur Twitter,  mais surtout aller lire son blogue bien détailler sur les vraies coulisses d’un one-man show.

 

J’aimerais remercier personnellement Marie-Christine Lachance qui par sa très grande gentillesse et générosité m’a permis d’assister à cette première. Je voudrais prendre cette tribune pour la féliciter du fait même du bon travail d’assistante qu’elle a fait auprès de Martin Petit.
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