Une deuxième édition pour le festival d’humour de Lourdes

Affiche de la 2e édition du festival d'humour de Lourdes

Affiche de la 2e édition du festival d’humour de Lourdes

Un journal français, La Dépêche, a confirmé il y a 5 jours la tenue d’une deuxième édition du festival d’humour de la ville de Lourdes en France du 28 mai au 1 juin 2013. Pourquoi je vous parle d’un festival d’humour en France quand mon blogue concerne surtout l’humour du Québec? C’est simple, c’est que ce festival est une coproduction avec des artisans du Québec, le gouvernement provincial, l’École Nationale de l’Humour et la délégation du Québec à Paris.

L’an dernier dans le cadre de ce même festival, Mario Jean et Olivier Martineau s’étaient produits en spectacle, tandis que Les Nanas Coustiques, François Bellefeuille et Adib Alkhalidey concouraient contre des humoristes français. C’est d’ailleurs l’excellent Adib qui fut couronné gagnant de la première édition du concours.

Pour la deuxième édition, les concurrents ne sont pas encore annoncés, par contre Pierre Hébert et Adib sont confirmés pour y présenter des performances, tout comme le groupe Fills Monkey qui a fait un tabac lors de la dernière édition du festival Zoofest.

C’est donc un dossier à suivre! Qui sera plus drôle? Un Français ou un Québécois?

Les Sodas Mousse au Zoofest

Les Sodas Mousses, photo gracieuseté de Zoofest

Accueillis par un verre de soda mousse ainsi que des bulles de savons virevoltant un peu partout dans la salle du hall de l’église au toit rouge, les spectateurs des Sodas Mousse venus voir le spectacle Le show bain propre ont tout de suite compris : le trio humoristique a le sens du concept.

Le gros, le p’tit et l’autochtone sont les noms de scène que portent respectivement Simon Trottier, Manuel Potvin-Lemieux ainsi que Mathieu St-Hilaire Lévesque, trois gars originaires de Dolbeau qui roulent leur bosse depuis 2004, principalement dans la région de Québec, avec le trio humoristique, les Sodas Mousse.

C’est un spectacle ponctué de sketchs et d’imitations que nous a livré les humoristes dans le cadre du Zoofest. On a pu voir un Gaston Lepage appuyer violemment sur son buzzer de Dieu Merci, un animateur de «Zéro à nul » qui nous lance qu’à chaque semaine, son émission donne rendez-vous au talent et se fait poser un lapin à chaque fois. On y fait la rencontre de Martin Tense, danseur contemporain portant bien son nom. Les Sodas Mousse se donnent également dans la parodie, notamment Titanic et Twilight. Les spectateurs ont eu droit à plusieurs performances musicales; une version a cappella de Who let the dogs out et une autre de leur déjà très grand succès Pungsyanun, chanson au son amérindien n’ayant rien à envier aux tubes de Kashtin.

Dans l’heure de folie burlesque des Sodas Mousse, on s’est trouvé le moyen de parler d’un wapiti xénophobe, d’un gars qui s’appelle Yannick Zipper, on a même fait un sketch médiéval dans lequel, des sacs poubelles bien apprêtés servaient d’armures. C’est un spectacle rempli de créativité malgré les apparents « moyens du bord ». Les accessoires et déguisements étaient choisis avec humour et originalité.

Malgré des gags souvent prévisibles et déjà vu, entre autres, on traite le gros de gros, le petit de petit, l’autochtone de sniffeux de colle et d’alcoolique, les Sodas Mousses sont divertissants et leur humour, rafraîchissant. Interviewés par l’équipe de Marie Jetset, les gars affirment qu’ils n’ont pas de mission de changer le monde ou de faire avancer des causes, seulement de faire passer un bon moment aux spectateurs qui viennent voir leur spectacle.

Les Sodas Mousse : Mission accomplie.

Du coq à l’âne avec Olivier Martineau

Oivier Martineau dans Du Coq à l’âne, photo gracieuseté de Zoofest

Une salle non-climatisée pleine à craquer. Un micro sur un pied qui attend impatiemment l’humoriste qui a plus de 15 minutes de retard compte tenu que plusieurs dizaines de spectateurs attendent encore à l’extérieur de pouvoir rentrer malgré le manque d’espace. Il est 22h30, avant dernier soir du festival Zoofest, les gens sont fébriles, on se croirait dans l’attente d’une rockstar. Les lumières s’allument, Olivier Martineau apparaît. Et c’est parti.

Ça ne faisait même pas deux minutes que l’humoriste était sur scène que la foule riait à gorges déployées. C’est avec une énergie pouvant alimenter une centrale électrique qu’Olivier Martineau, celui qui a récemment gagné le prix de la découverte au Grand rire, a commencé sa prestation en interagissant  avec son public. « Tu ris pas, madame? » a-t-il lancé, tout de go à une jeune femme sérieuse, qui ne l’a pas été longtemps, assise en première rangée. Au bout de dix minutes, il interpelle les retardataires qu’il appelle « L’escouade discrétion » et nous lance ensuite que le spectacle n’était même pas encore commencé. On avait déjà mal aux joues, pourtant.

Alignant les gags à la vitesse de l’éclair, l’improvisateur irrévérencieux est en sueur sur scène et offre à un couple, dans la première rangée, une tournée de Mr. Freeze; friandisequ’il appelle affectueusement  « l’air climatisé des pauvres ».

Comme le titre de son spectacle le dit si bien, Olivier Martineau saute du coq à l’âne et ce, tout au long de son spectacle. C’est voulu, calculé, c’est son style d’humour bien à lui, sa marque de commerce, pas toujours facile à suivre pour les non-initiés. Au bout de trente minutes de spectacles, celui qui nous fait trouver lente la diction de Louis-José Houde avoue d’emblée ne pas suivre le planning de son show. Encore une fois pourtant, tout est placé, précis et fait hurler de rire. Tantôt de l’humour absurde, tantôt de l’humour intelligent, mais toujours, de l’humour ficelé par des doigts de maitre.

Celui qui revient d’un festival d’humour en France habite la scène avec une assurance et un plaisir apparent et communicateur en plus de maximiser sur sa grande force : le contact avec les spectateurs.

Il parle de la voiture Smart, automobile avec laquelle tu ne peux offrir de lift si tu apportes un lunch, il nous fait lever les mains en l’air pour jouer à un « jeu » et nous donne des idées de trucs pas gentils mais drôles à faire, comme par exemple : lancer une poignée de sable en l’air dans une descente dans le Monstre à la Ronde. Il raconte que selon les statistiques, on avalerait sept araignées par année dans notre sommeil. Il ajoute : « Moi, ce que je trouve troublant là-dedans, c’est pas le fait d’avaler des araignées, c’est le gars qui te regarde dormir et qui les compte. »

Fidèle à son habitude, et maintenant, à sa réputation, Olivier Martineau a défoncé les soixante minutes de son spectacle qu’il a terminé en musique avec sa guitare et ses compositions humoristiques : « C’est comme dans un show de Nicolas Ciccone, mais avec plus de monde…oups, j’viens-tu d’insulter une petite madame? ». Comment lui en vouloir?

Olivier Martineau est un autodidacte qui n’a jamais mis les pieds à L’École nationale de l’humour. En plus d’être une solide bête de scène, il produit lui-même ses spectacles. On a affaire à un humoriste qui maitrise son art et malgré qu’il soit de la relève, on dirait qu’il a fait ça toute sa vie. Il a l’énergie, le talent et le charisme des plus grands. Il rafle les honneurs un peu partout cette année; honneurs grandement mérités.

Véritable touche à tout, il a exercé plusieurs métier dans sa vie : professeur, intervenant, barman. On espère qu’humoriste sera son dernier.

60 minutes avec Louis T

Louis T, photo gracieuseté de Zoofest

La première fois que j’ai vu Louis T sur scène, c’était en 2008, à l’époque où il co-animait les lundis de l’humour au Belmont. Nouvellement diplômé de l’École nationale de l’humour, l’humoriste faisait tranquillement sa place dans le milieu, en compagnie des François Bellefeuille, Pierre Hébert et autres jeunes de la relève. Depuis, il a cumulé les honneurs et a fait rire sur les scènes les plus prestigieuses de l’humour au Québec. C’est un Louis T, à la hauteur de son succès, qui nous présente soixante minutes de son matériel dans le cadre de Zoofest.

Le spectacle s’ouvre sur un vidéo coup de poing où l’on voit des images saisissantes de notre monde moderne, entre autres, des enfants en famine au tiers monde versus des Américains obèses qui s’empiffrent comme si leur vie en dépendait. C’est l’actualité à la vitesse grand V qui défile sur l’écran posé sur la scène Hydro-Québec du Monument National. Tout y passe : pollution, manifestations, coupe à blanc, armes à feu, guerres, pauvreté, etc.

En arrivant ensuite sur scène, armé de son Ipad et vêtu de son classique veston-cravate, Louis T nous demande si ça va bien, ce à quoi l’auditoire répond évidemment oui. « C’est exactement ça le problème! » de renchérir l’humoriste. Effectivement, après avoir vu ces images, c’est un peu un problème.

Pendant une heure, Louis T aborde une foule de sujets, en passant par la bouffe bio, le divorce de ses parents, le Plan Nord, le métro de Laval et beaucoup plus encore. C’est un Louis T qui a parfois tendance à sauter du coq à l’âne, à bafouiller légèrement, mais qui a savamment ficelé et « punché » chacun de ses gags au quart de tour. Il sait brillamment sauter de blagues légères à d’autres qui portent plus à la réflexion. Il se trouve aussi le moyen de placer un gag à connotation sexuelle en parlant de la grève étudiante, ça c’est fort!

Louis T ne craint pas de tomber dans le  politically incorrect , notamment, en parlant des victimes du car surfing et des nains. C’est de l’humour intelligent que nous offre celui qui devait, à la base, se diriger dans le domaine de l’administration.

L’humoriste a pris de l’assurance au fil de ses années de pratique. C’est un artiste qui s’assume et qui ose tout en ayant une solide répartie quand un de ses gags tombe à plat; répartie qui réussit à faire irrémédiablement hurler de rire la salle pleine à craquer.

C’est donc une actualité dans tout ce qu’elle a de frustrant et de touchant qui sort en condensé de la bouche de l’humoriste qui assure présentement la première partie du spectacle de Louis-José Houde, présenté cet été à Gatineau. Une belle vitrine pour le jeune homme originaire du Lac St-Jean.

En parlant du registre des armes à feu, Louis T lance : « Il parait que c’est pas les armes qui tuent, mais bien les gens. Je propose alors qu’on lance un registre des imbéciles, à commencer par ceux qui possèdent une arme ». Lors d’un gag sur notre eau potable, il se questionne sur la réaction que pourraient bien avoir les Africains d’apprendre que nous déféquons dans de l’eau propre alors qu’eux doivent marcher des miles pour en récupérer pour leur alimentation. Louis T met en éclairage les absurdités de notre monde, de nos politiques et il réussit haut la main à discuter de sujets chauds et risqués sans fausse note.

L’humoriste avait tellement de matériel de qualité qu’il aurait probablement pu faire durer son spectacle encore longtemps, sans même que les spectateurs se fatiguent. À un moment où il avait un blanc et regardait son texte sur son Ipad, Louis T nous dit : « Ça se peut que j’aie à le regarder un peu, désolé. Mais t’sais, au prix qu’il m’a coûté, tu peux être certain que je vais le regarder ». Il était déjà tout pardonné; la foule riait à profusion, oubliant instantanément cette minime faille.

On voit bien que Louis s’amuse sur scène, c’est ce qui ressort de sa performance. Il sait habiter son environnement et créer un lien privilégié avec son auditoire. Après quatre ans de métier, il n’a définitivement plus rien à envier aux plus grands de l’humour, Louis T a officiellement sa place enviable bien à lui.

La Belle Province: 2 roteux, 1 frite et une méchante belle soirée, take out SVP

La Belle Province, photo gracieuseté de Zoofest

Jeudi dernier, dans le cadre du Zoofest, j’ai été voir un « stea-mer » de beau show! (et vlan un autre jeu de mot louche), le spectacle « La belle province ». Le spectacle est en soit, un débat entre différentes régions pour savoir quelle est LA «plus meilleure région ever !!» Chaque région était fièrement représentée par un humoriste prêt à tout pour défendre son coin natal!

Certaines personnes avaient une crainte avec ce show là, de tomber dans la facilité des blagues de consanguinité de région! Et non, ce serait bien mal connaitre l’équipe d’humoristes formée de Simon Leblanc (Gaspésie), Mathieu Cyr (Rive-Sud), François Boulianne (Côte-Nord), Derrick Frenette (Abitibi), Simon Delisle (Saguenay); et comme animatrice et fière représentante de Montréal, Korine Côté.

Il y a bel et bien eu de la consanguinité, mais sans abus et de manières efficaces. En relisant ma dernière phrase, je sens le besoin de spécifier qu’il n’a pas eu de consanguinité sur scène comme tel, mais plutôt qu’il en a été question! Voilà qui est plus clair!

« Il y a de fortes chances qu’il soit son propre Grand-Père» a dit Korine pour présenter Simon Delisle du Saguenay.

C’est avec un ton compétitif, baveux, moqueur, mais surtout fier, qu’un après l’autre, les porte-parole soient venus venter, leurs coins de pays respectif, en laissant parfois paraitre quelques petites faiblesses régionales.

« C’est pas pour rien qu’on est mal habillés, y’a pas de "Simons" dans notre boute » lança Simon Leblanc.

Ils se sont entre autres affrontés dans un questionnaire en rafale. Chaque région tentait de répondre aux questions de l’animatrice. Très drôle et encore une fois « right on target* ».  (Traduction : Directement sur Zellers*)

Le plus génial de cette soirée-là, c’est qu’en plus d’être animée de main de maître par Korine Côté qui ne cessait de faire des belles «Passes s’a palettes » aux élus, il n’y avait aucun temps mort ! Fluide et efficace du début à la fin! On reconnait là, l’expérience des humoristes qui ont participé à la conception et a la naissance du projet!  Un beau succès, excellent show, la foule en voulait encore! Signe de réussite? Je crois bien!

C’était Matthieu Pepper, en direct d’un Presse Café, assis tout prêt d’une drôle de dame qui semble entretenir une conversation à voix haute avec elle-même.

Anatomicité

« Si tout le monde avait sa place au soleil, tout ce qu’on réussirait à se faire entre nous autres, c’est de l’ombre »

 - Mathieu Bessette, propriétaire du Bingo B7.

Anatomicité, c’est le titre de la pièce que la troupe Tsunami nous présente dans le cadre du festival Zoofest au théâtre La Chapelle. Présentée en première le 23 juillet dernier, la pièce, portée à bout de bras par de jeunes comédiens de talents, nous en fait voir de toutes les couleurs sur notre société actuelle. Jouée depuis plus de trois ans, Anatomicité est rôdée au quart de tour par la troupe qui a vu le jour en 2003.        

Un immense fauteuil de velours sers, à lui seul, de décor dans l’univers de Mathieu Bessette, un obèse, chauve et consommateur compulsif de bière, de chips et de télévision. Le propriétaire de Bingo B7 est complètement obnubilé par son écran cathodique. On se demande particulièrement s’il le sait qu’il a une conjointe qui tente de communiquer avec lui.

Tandis que Mathieu est affairé à ses télé-achats, Call-Tv et autres télé-poubelles, une femme entre en scène, lui colle une moustache et lui enlève des cheveux. La conjointe de ce dernier, surprise de voir quelqu’un dans son salon, lui lance : « Vous êtes qui, vous? » « Je suis le temps, je ne fais que passer » lui répond la dame en lui dessinant des cernes sous les yeux. Déjà, le ton de la pièce est donné.

On se retrouve en plein univers absurde et surréaliste. On rit et on réfléchit beaucoup parce que la pièce de la troupe de théâtre Tsunami nous amène dans un tout-inclus à destination des « bobos » de notre société : la désillusion, l’effritement des liens, le temps qui passe, l’inertie, l’ennui, la déchéance du couple, l’isolement, la solitude… C’est l’ordinaire du quotidien qui tue, petit à petit.

C’est d’un goût aigre-doux de regarder en face ce que la société est devenue, la société américanisée qui se gave de malbouffe, qui devient obèse inversement proportionnel au cerveau qui se ramollit, brûlé par les ondes et les médias. C’est notre société, un peu, beaucoup malade, que l’on voit défiler sous nos yeux, sur le fauteuil de velours au centre de la scène.

Aux nouvelles télévisées, on voit défiler des hommes politiques, impeccablement joués par les comédiens qui profitent de l’occasion pour faire une critique de la désinformation, de notre politique, de notre implication dans les guerres qui ne nous concernent pas. Dans cette pièce satirique, on retrouve des ambulanciers-motards, une pathologiste portant le niqab et on parle même du « Occupy Boulevard Taschereau ».

À un certain moment, la conjointe de Mathieu le quitte avec leur fille, Bambino et ce dernier est toujours hypnotisé par sa télé. Réalisant plus tard le pathétisme de sa vie inerte et inutile, Mathieu décide d’en finir : « Quand tout le monde peut vivre sans toé, tu te dis que toi aussi, tu peux vivre sans toé.». C’est dans cette descente vers la mort qui sauve d’une vie morne que s’enchaine le reste de la pièce et donc, le destin de Mathieu.

Le jeu des comédiens est impressionnant tout comme le nombre effréné de changements de costumes dans la pièce. Les personnages, tous hauts en couleur, sont interprétés par quatre comédiens qui soutiennent parfaitement bien le rythme de la pièce. La mise en scène et les textes sont magistralement bien maitrisés par les interprètes qui ont retravaillé les scènes à quelques reprises dans les dernières années. Seul bémol : on a tellement voulu ratisser large dans la critique sociale que souvent, ça tombait à plat. Il aurait fallu une bonne demi-heure de plus à la pièce afin d’ajouter du matériel croustillant qui aurait pu rendre les critiques plus virulentes. En ce sens, le gag sur les accommodements raisonnables est pratiquement passé inaperçu, faute de « jus ».

Photo d’Anatomicité, gracieuseté de Zoofest

La troupe Tsunami composée de Martin Grenier, Jean-Benoit Archambault, Céline Brassard et Marie-Christine Pilotte, n’a pas fini de nous étonner. Retenez bien ces noms, vous les verrez défiler sous peu sur votre téléviseur…

… que vous pouvez éteindre aussi parfois.

40 ans dans l’chant

Depuis le 16 juillet 2012, il est enfin possible de posséder en version CD les meilleurs succès du groupe rock légendaire Sèxe Illégal.

Après plusieurs tournées mondiales, des collaborations avec les plus grands de ce monde, ils sont devenus des transfuges de la chanson après leur passage remarqué au concours En route vers mon premier gala. Suite à leur premier gala Juste pour rire et 6 soirs à salle comble lors de l’édition Zoofest 2011, leur succès était indéniable.

Ainsi pour répondre à l’appel de leurs nouveaux ( et anciens) fans, ils ont mixé un album comprenant plus de 26 chansons, pour un total de 40 minutes de musique. Du pur bonheur! Parmi celles-ci, on retrouve évidement Paraplaisirs, Luc ou Bernard, Pis Bowser, Kool-Aids, ainsi que des chansons moins connues comme Jack Johnson et D’la poud.

Parce que les garçons font leur lancement en grand, comme une grosse noces italiennes, le tout est étalé sur plusieurs soirs. Ainsi il vous reste ce lundi 23 juillet ou ce mercredi 25 juillet 20h, pour aller voir leur spectacle de lancement d’album au Café Campus.

Courez les voir avant qu’ils ne repartent pour une autre tournée mondiale! Voici un petit vidéo pour vous convaincre :)

Pour se procurer l’album en ligne, les t-shirts ou les sonneries de cellulaire de Sèxe Illégal, cliquez ici 

Les Chanteurs de Noces- Il en reste que 2 soirs!!

Les Chanteurs de Noces, photo gracieuseté de Zoofest

Nous avons tous nos idées préconçues de chanteurs de noces un peu boboches qui connaissent que 3 ou 4 accords des mêmes chansons qu’ils font jouer en répétition d’un mariage à l’autre, ou encore l’image idyllique d’un chanteur à la Adam Sandler.

Cet été, les Mathieu ( Cyr et Gratton), se sont réunis sous leur passion de la musique pour te faire vivre les meilleures noces de ta vie. Ils sont trash ( mais pas trop), irrévérencieux, mais surtout mélodieux. Entre 2 gorgées de Caballero de Chili, ils te rockeront ça au son de ballades que tu ne tanneras pas d’entendre.

J’ai si aimé le spectacle, que bien que j’ai eu la chance de le voir en rodage, dans mon horaire de déchaînée de l’humour, j’ai profité pour retourner les voir. Je vous avertie les voir provoque des vers d’oreilles. Ça m’a aussi permis de renouer avec un Mathieu Gratton qui nous rappelle la belle époque de Crampe en Masse, surtout avec sa parodie du succès de Vincent Vallière, On va s’aimer encore.

Il ne reste que 2 soirs, alors ne ratez pas la noce!

Au menu: Frite et Moule

Au Menu: Frite et Moule, photo gracieuseté de Zoofest

La semaine dernière, j’ai eu la chance d’aller voir le tout dernier spectacle concept du duo humoristique Les Pic Bois, Au menu : Frite et Moule. À l’occasion du quatrième anniversaire de Zoofest, les garçons ont ressorti leurs célèbres personnages Frite Alors et Moule Mongrain, personnages qui avaient fait leur renommée en 2008 lors de la finale du concours En route vers mon premier gala.

Imprégnés dans un univers glauque, aux limites de l’absurde et du théâtre, nos deux acolytes se sont offert un très beau trip avec ce spectacle. À votre arrivée, vous êtes plongés dans une atmosphère inquiétante qui rappelle les vieux films allemands d’après-guerre. S’en suit une introduction à la fois choquante et surprenante, où leur ami Julien Bernatchez joue les Jésus crucifié mi-humain, mi-taureau. Pour vous dire, je pensais avoir tout vu des Pic Bois, mais encore une fois ils ont réussi à créer chez moi un effet de surprise.

le cirque Toulouse Merguez, photo gracieuseté de Zoofest

S’en est suivi une série de courts sketchs, dont quelques-uns mettant en vedette Julien Bernatchez et Jonathan Ranger, avec leur numéro de la troupe de cirque Toulouse Merguez. Jonathan a aussi eu la tâche de jouer Célestin, un jeune poète de nature timide et nerveuse. Vous risquez de vous souvenir de lui après le spectacle, pourquoi ? ça je vous laisse faire vos propres déductions. Pour ce qui est de Julien, en plus de jouer Jésus, il a eu le plaisir de faire une libre interprétation d’Éric Lapointe, j’en ai ri gras et fort ; surtout avec cette citation : « Avec moi, c’est la St-Jean à l’année, sans la fierté. » En parlant de libre interprétation, Maxime s’est amusé en interprétant un Maka Koto qui parle de la mort et  avec une prestation musicale à la Jim Morrison.

Malgré le côté loufoque du spectacle, les garçons ont osé toucher des sujets qui sont parfois tabou, par exemple la dépression. C’est un humour noir, criant de vérité.

Au menu : Frite et Moule, est un « spectacle de poésie libre et circoncis » avec des « poètes sans fil ». Un 60 minutes de pur divertissement, si vous voulez aller ailleurs en humour, si vous voulez découvrir l’univers farfelu et attachant des Pic Bois. Ils sont si drôles qu’ils ont joué 8 soirs à salle comble, mais ils nous reviennent en supplémentaire, un soir seulement, pour notre plus grand bonheur.

Au menu : Frite et Moule, pour une dernière fois, ce mardi 22h15 au Hall de l’église au toit rouge ! Ne manquez pas ça !

 

Juillet en humour c’est quoi?

Vous voulez comprendre un peu mon mois de juillet? Je vous ai fait juste pour vous un petit montage vidéo qui résume bien mes dernières semaines.

Les images sont tirées de ce que j’ai pris lors de mes topos sur les festivals Zoofest et Juste pour rire, sous la musique Les Comédiens de Charles Aznavour.

bon visionnement :)

Mon mois de juillet en chanson